samedi 29 décembre 2007

Tiens, pendant que j'y pense

Si vous voulez télécharger de la musique sur IMEEM, et que vous êtes nostalgiques du bon vieux temps où mon programme marchait bien, vous pouvez désormais le faire avec un super petit programme nommé Free Music Zilla.

C'est gratuit, cherchez juste Free Music Zilla sur Google.

Pour s'en servir, il suffit de le lancer avant d'aller sur IMEEM ou sur tout autre site de musique ou de vidéos. Puis, ouvrez la page avec la musique, et automatiquement, un truc apparaitra dans Free Music Zilla.

Cochez la case a cocher, cliquez sur download, et c'est parti !

Ensuite, étape finale, téléchargez FLVExtract ici : http://www.moitah.net/#FLVExtract pour transformer les fichier FLV de Free Music Zilla en fichiers MP3. Il suffit de faire glisser le fichier FLV sur la fenetre de FLVExtractour qu'il en sorte un MP3.

Voila, ça n'avait rien à voir avec le Brésil, mais je suis sûr que ça sera utile à certaines personnes.

Sous le soleil, Noel

Et voilà !

Noel est déjà passé, et je ne l'ai même pas vu venir. Officiellement, nous n'avons pas de vacances, mais j'ai demandé un jour ou deux de congés à Julien, et je suis allé passer les fêtes à Salvador, rejoindre ma petite équipe de potes français, à savoir Charah, Sarles, Cécile, et Mike. Ils arrivaient de São Luis, la ville de mon enfance.

Ce fût fort sympa, avec foie gras au menu (merci maman), interminables parties de billard à l'auberge, visites de la vieille ville, et plage, parce que quand même, la plage c'est important.

J'ai posté les meilleurs photos sur Facebook, vous pouvez les voir en cliquant sur ce lien (même si vous n'avez pas de compte facebook, ça devrait marcher quand même, sinon prévenez-moi)

http://www.facebook.com/album.php?aid=79182&id=906730482&l=174ae&ref=share

Et je vous livre un petit panorama. Celui-ci n'est pas très réussi, mais maintenant qu'il est fini, autant vous le montrer.



Prochain rendez-vous : le réveillon, sur la plage de Copacabana, tout de blanc vêtu, comme l'exige la tradition. L'année dernière, ça a rassemblé 2 millions de personnes...

vendredi 21 décembre 2007

Et le clip du jour...

Regardez-le, ça vaut le détour, et ça m'a pris toute ma journée d'hier.

http://www.hi-midia.com/natal.php

Bisous à tous, je pars passer les fêtes de Noel à Salvador, et je serai de retour le 27. D'ici-là, Joyeux Noel à tous et merci de lire ce blog ;-)

mercredi 19 décembre 2007

Le projet du jour...

Chaque jour amène son lot de nouveaux projets.

Parfois, il s'agit de projets très cool. Devenir un acteur significatif sur le marché de la vente de sonneries de téléphone portables, prendre la première place sur le podium des applications pour Orkut, négocier le rachat d'un site internet, etc...

D'autres fois, c'est un projet trippant, qui me rappelle le temps du BDE, comme par exemple faire 100 t-shirts pour les employés et les clients de la boîte.

Parfois, il s'agit des deux.

Quand au projet d'aujourd'hui, je vous laisse en juger par vous même. Tout a commencé par un mail de Patricia (la directrice commerciale) à Julien : "il nous faut des cartes de voeux pour Noël", que celui-ci me forwarde en ajoutant la mention "Greg, tu peux nous faire ça ?"

Comme au bon vieux temps du BDE, dès qu'il y a un projet un peu graphique, c'est pour ma pomme. Tout ça depuis que j'ai refait le modèle des présentations powerpoint, lors de ma première semaine dans la boîte (je n'aurais pas du... :)

Bon, je n'ai pas envie de dessiner des Pères Noel et des rênes, donc on va faire simple. L'idée : prendre une photo de toute l'équipe, en blanc, sur les marches du musée à coté, parce que le cadre est sympa. (Au début, on voulait faire la plage, mais ce n'était pas très sérieux ;)

Et donc voici le résultat final de ces fameuses cartes de voeux (cliquez pour agrandir l'image) :




C'est chouette non ?

mardi 18 décembre 2007

Good news !

Bonne nouvelle. Mais laissons la parole à Émilie :




Le 18/12/2007, Emilie a écrit :

Hello les cocos!

Juste un petit mail pour vous dire que finalement je pars rejoindre mon ami Greg à Rio en stage dans la boîte internet Hi Midia! Je serai en charge du développement de la boîte (lever de fonds aux US/Europe, développement d'une filiale en Amérique Latine, développement d'une offre pour les clients américains etc! )

Inutile de vous dire que je suis aux anges et que vous êtes tous les bienvenus pour les vacances!

Merci beaucoup à tous pour vos encouragements!

YOUPIIIIIIIIIIIIIIII

Emilie


Donc voilà, vous noterez au passage qu'elle ne s'est pas gênée pour joyeusement inviter les gens à passer des vacances dans mon appart... Mais bon, c'est la Bine, c'est normal.



A part ça, quoi de neuf ? J'ai recruté hier mon premier stagiaire, qui est sympa et fait du bon boulot, c'est cool. Il va m'aider a programmer nos différents projets sur internet. Dablink, quand à lui, mêne sa petite vie de site, et est en moyenne à 1500 visiteurs par jour. Très marrant, d'ailleurs, de faire le support utilisateur de Dablink, et de répondre à des gamines de 12 ans, qui envoient des mails écrits tout en rose, avec quarante points d'eclamation à la fin de chaque phrase :)



Bah voila, c'était les news de la journée !

lundi 17 décembre 2007

Un dimanche comme les autres

Allez ! Je vais vous raconter mon dimanche. Désolé si ça ne vous interesse pas, mais encore plus désolé si ça vous interesse... Car si vous vous trouvez en ce moment dans l'hémisphère nord, il y a des chances pour que je vous parle d'une chose qui vous semblera bien lointaine...

Mon dimanche, donc. Lever 10h. Petit dèj tranquille. Je regarde par la fenêtre grande ouvert de mon 7ème étage. Le soleil brille, et l'air est d'un grand bleu. J'ai beaucoup de choses à faire, mais impossible de passer la journée devant un ordi par un temps pareil.

C'est décidé, j'irais à la plage.

Il est 11h, j'ai un bon petit dèj dans le ventre, et une envie brulante de m'étaler sur le sable. Je change mon short de nuit contre un short de bain, et prépare mon sac : une serviette de plage (guerilleros), un bouquin (le parfum, de suskind), et juste assez d'argent pour l'aller-retour en bus. Plus 5 réais, pour dépenser. Et bien sûr mes lunettes de soleil.

Je fourre tout ça dans un sac en plastique de supermarché, histoire de laisser bien clair que je n'ai rien de valeur, et descend prendre le bus. Là, je ne regrette pas mes lunettes de soleil. Ca tape sec. Mauvaise surprise, les bus ont augmenté aujourd'hui, passant de 2 reais à 2,10. Heureusement, j'ai un peu de marge.

Au bout de 10 minutes, de descend. Je suis au tout début de copacabana, la plage la plus proche de chez moi. Pas mal. Pas la meilleure plage de la ville, mais une bonne plage. J'y étale ma serviette, refusant au passage les services d'un loueur de chaises longues et de parasols.

Et zou, direction la flotte. Je ne l'ai jamais vue aussi chaude. Un vrai bonheur. Comme d'habitude, je me livre à mon sport préféré : glisser avec les vagues. Devant moi, la vue est splendidre. Ciel azur. Collines verdoyantes en arrière-plan, avec le Christ haut perché. Plus bas, les immeubles, et la plage jaune. Toutes les couleurs du drapeau national.

Finalement, j'aurais passé 3 heures sur la plage, alternant vagues, jogging sur le sable mouillé, et lecture sous mon parasol. Car j'ai finit par craquer et louer un parasol. 4 reais la journée. Finalement, je me force à rentrer, histoire de ne pas finir cramé. Non, je n'ai pas de crème.

Il me reste 2,80 en poche. Théoriquement, pour payer le bus. Mais sans hésiter, je décide de les investir dans un énorme jus de fruit. Banane mixée avec des flocons d'avoine, idéal pour redonner de l'énergie après la plage. Retour tranquille a pied donc. 30 minutes de marche, et je suis chez moi. La journée était parfaite, et il me reste encore le temps de bosser sur notre projet de trip au Brésil, avec Ju...

Le bonheur simple.

mercredi 12 décembre 2007

J'ai testé pour vous : une vraie campagne de marketing viral

Le marketing viral est souvent un bon moyen pour les agences de justifier leurs idées débiles. Le principe du marketing viral est en effet de faire une pub tellement cool ou décallée que les gens en parlent et se la transmettent (comme un petit virus, merci). Donc, beaucoup de petites agences s'exclament : "on va faire un truc complètement con, ça va faire marrer les gens, et on va appeler ça du viral".

En vrai, la clé du viral est d'avoir une idée. Une putain d'idée nouvelle. Et ça faisait un bout de temps que je n'avais pas vu une idée aussi innovante que celle-la :

http://tinyurl.com/26772l

Pour vous connecter :
login : gold
mot de passe : demo

Et surtout : mettez votre vrai numéro de portable, précédé du code du pays si vous n'êtes pas en France.

Pas de doute, le viral est au rendez-vous, il est impossible de ne pas montrer la pub à tous ses potes. A tel point que bien que la pub soit en français, ce sont les brésiliens de la boite qui me l'ont fait découvrir.

mardi 11 décembre 2007

J'ai testé pour vous : une secte évangélique

Les amis, plus le temps file, et moins j'écris sur ce blog, semble-t-il.

Et pourtant, croyez-moi, ce ne sont pas les événements qui manquent, et il ne se passe pas une journée sans que je me dise "tiens, ça il faudrait que j'en parle".

C'est notament le cas quand je vais faire mes courses. Mon trajet me fait passer devant un immeuble étroit, enchassé entre deux batiments plus grands, et dont la porte d'entrée est ornée de ce panneau :

"Église Internationnale de la Grâce de Dieu"

Et, en sous-titre :

"Cultes les mardis et les jeudis, de 19h à 20h"

N'ayant pas souvent l'occasion de passer devant ce lieu entre 19h et 20h, je ne l'avais jamais vu ouvert jusqu'à jeudi dernier, quand, rentré plus tôt à la maison en prévision du pot de départ de Sarah et de sa pote Cécile, j'étais parti refaire mon stock de cachaça et de citrons verts.

Ainsi, donc, jeudi soir, 19h20, la mystérieuse porte de la non moins mystérieuse Église Internationnale de la Grâce de Dieu est grande ouverte, et deux jeunes femmes invintent les passants à entrer.

Une fois de plus, je me dis que ça ferait un bon sujet pour mon blog. J'hésite. Une des rabatteuses me repère, me tend un papier, et me pousse vers la porte. -Non, non, c'est pas trop tard, ça vient juste de commencer. Entre, tu verras... Pour vous, chers 3 lecteurs quotidiens, je franchis le seuil.

Devant moi, un escalier un peu raide m'amène à l'étage, ou se tiennent encore deux femmes. L'une d'elles me souhaite la bienvenue, me prend par la main, et me fais assoir à une place libre. Nous sommes environ 80 dans cette petite pièce, essentiellement des femmes de plus de 40 ans. Quelques hommes. Peu de jeunes. Toutes les couleurs.

Devant nous se tient le "pasteur". Très jeune, il parle dans un micro d'une voix douce. Il n'a rien d'un surexité. Le thème du jour est le barbeuc de dimanche prochain, ou l'on célèbrera la scène, mangera le corps, boira le sang et fera la fête, façon Jésus Christ et ses potes. Pour cela, bien sûr, on a besoin de vous. De vos dons. Si vous aimez Dieu, Dieu vous le rendra.

Mais bien sur, ajoute le pasteur, ce n'est pas obligatoire. Chacun donne ce qu'il veut. Conformément à son amour à Dieu. Et n'allez pas croire qu'en donnant, vous vous achetez la bénédiction divine. Non non non. Je serais en train de vous mentir. Dieu ne regarde pas le montant, au moment de vous absoudre ou non.

Bon, je vois le genre.

Aujourd'hui, apparement, c'était le jour de la remise de l'alliance et du sel sacré. Je vous passerai tout le tintouin du pasteur, mais on finit par nous remettre nos propres alliances, disponibles en 3 tailles. C'est gratuit, ajouta le pasteur. Encore heureux. En fait d'alliance, une rondelle de plastique transparent, façon anneau pour tringle à rideau de douche. Tristement comique.

Puis, la remise du sel sacré, dans de petites enveloppes. Les mêmes enveloppes que pour les dons, ajouta le pasteur. Nous en prîmes une pincée, priâmes en chantant bien fort. Des femmes entraient en transe et le pasteur hurlait au diable de s'en aller. Les autres demandait à Dieu de lui marcher sur la tête.

Sympa.

Finalement, le pasteur nous apprit que nous devions disposer ce sel chez nous, en priant pour je ne sais plus trop quoi. Sans doute pour la fin du mal dans le monde. Il ajouta que si on ne savait pas quoi faire des enveloppes, une fois vidées de leur sel, on pouvait toujours les renvoyer avec 50 reais dedans. Ou 20. Ou à la limite 10. Après, ce serait offenser Dieu.

Puis, s'ensuivit un prêche assez drôle, au cours du quel le pasteur nous annonça une bonne nouvelle :

"Maintenant, on a notre propre chaine de télé sur le câble. Et c'est que du direct. Qu'y-a-t-il de meilleur que de pouvoir regarder, chez soi, à n'importe quel moment, une prière en direct ? Je vous le demande. Mais pasteur, me demanderez-vous, toutes ces émisssion ne passent-t-elles pas déjà gratuitement sur la chaine hertzienne Bandeirantes ? Oui, mais sur notre chaîne, c'est les émissions en direct, mon fils. Parfois, sur Bandeirantes, ils doivent les éditer, les raccourcir. Nous, c'est les prières intégrales."

Finalement, le culte prit fin. On chanta une dernière fois, pria car c'était l'anniversaire du missionnaire R. R. Soares, 80 ans, qui a fondé l'église il y a 27 ans, et finalement, ce fut la fin.

Le pasteur avait demandé 4 fois de l'argent au cours du culte (pour le barbeuc, pour la télé, pour le sel, et pour la forme). La tête tournant, je finis par réussir à sortir, après avoir esquivé une petite vieille qui avait du mal à descendre les escalier.

Et c'est l'esprit tout plein de prières et de sel que je partis faire mes courses au supermarché à coté.

PS : je viens de me connecter sur le site de l'église. Celui-ci affiche une notice en grand : "Offre d'emploi - habitants de Rio de Janeiro avec de l'expérience en call-centers et vente de télé à câble, cliquez ici"

Apparement, la chaîne cablée se porte bien.

Si ça vous intéresse, vous pouvez toujours visiter l'antenne locale, à Paris. Ca ne s'appelle pas Eglise Internationale pour rien.

http://www.ongrace.com/france/

mercredi 5 décembre 2007

Belo Horizonte

Hop hop hop, je me suis motivé, dans le plus pur esprit Julien -trippe, trippe, TRIPPE- Lacaze, et je m'en vais donc vous conter mon week-end dernier.

Je me suis retrouvé plus ou moins par hasard à Belo Horizonte, troisième ville du Brésil après São Paulo et Rio, selon wikipédia, mais qui n'en demeure pas moins un trou paumé de 2 millions 500 mille habitants.

Un grand trou, j'en conviens, mais un trou quand même, avec tout le charme que cela suppose.

Ce que je suis allé faire a Belo-Horizonte est une longue histoire, mais pour le dire en peu de mots, je suis allé rencontrer un type de Brasilia dont on veut racheter le site (et accessoirement, l'embaucher dans la foulée). Lui même était à BH pour présenter son site dans le cadre d'une petite sauterie entre geeks sur le thème du Ruby on Rails, le dernier langage de programmation à la mode.

Donc, quand il m'a appris qu'il serait en train de faire cette conf à Belo-Horizonte, j'ai sauté sur l'occasion d'aller découvrir autre chose que Rio, et j'ai fort subtilement convaincu Julien zeBoss de me payer l'aller-retour.

A ma décharge, je ne savais pas, à ce moment-là de l'histoire, qu'il y aurait exactement la même conf avec ce même mec la semaine d'après à Rio. Ca, je ne l'ais appris qu'une fois sur place. (Julien, si tu m'entends :)

La conf était le samedi, de 9h a 19h. Histoire de faire les choses bien, je me suis pris un billet partant à 7h du matin, ce qui suppose d'être à l'aéroport à 6h, donc de partir de chez soi à 5h, donc, finalement, de ne pas se coucher du tout, ce que j'ai fais avec grand plaisir en compagnie de la charmante Sarah. Nous passâmes une excellente soirée dans un restau français extraordinaire, enchainames sur une boite où j'ai expliqué à la nana qui faisait DJ comment se servir d'une table de mixage (j'avais l'impression d'être de retour au BDE), et c'est dans ces conditions optimales de fraicheur et de disposition que j'ai débarqué à la conférence à 10h20, en retard de plus d'une heure, et donc en avance sur l'organisation de l'évenement.

Je ne vous raconterai pas cette journée de samedi que j'ai finalement passé à dormir dans l'herbe du campus de l'université catholique de Minas Gerais, pendant que ça parlait de Ruby, de Rails, de frameworks et de JSON à l'intérieur. Le soir venu, après avoir serré quelques mains et pris quelques cartes de visites, je me suis mis en quête d'un hotel ou passer la nuit.

Je me suis tout naturellement dirigé vers la gare routière, LE quartier miteux de n'importe qu'elle ville, ou j'espèrais trouver des hôtels tout aussi miteux. Le résultat fut à la hauteur de mes espérances, et pour 23 reais, je put passer enfin une vraie nuit dans un lit dur mais propre.

Et donc, le dimanche matin... J'avais toute la journée pour découvrir Belo-Horizonte. Ca ne me prit finalment que la demi-journée, étant donné qu'il n'y avait rien à voir à part le marché du dimanche. J'ai tout de même eu l'occasion de croiser plein de gens et de choses intéressantes, que j'ai méthodiquement filmé de manière discrète, l'air de rien. Je vous livre ainsi une petite vidéo de capoeira. Désolé pour le mauvais cadrage, je filmais incognito :



Et quelques photos :

Dans le taxi, à l'aube, en chemin vers l'aéroport de Rio

Un vendeur de chats à la sauvette


Un vendeur d'aimants de frigo faits en découpant des petits ronds de caoutchouc dans des vieilles tongues, et en y collant un dessin.

Petit fille impressionnée par un monsieur dans un tableau

Peintre et sont auditoire




lundi 3 décembre 2007

Patience...

Désolé, je sais qu'un post sur deux sur ce blog est pour vous dire d'attendre le prochain post... Mais en gros, le week end dernier, je suis parti faire mon premier voyage "d'affaires", aux frais de la princesse...

J'ai passé le week-end à Belo-Horizonte (je n'ai pas encore regardé sur Google Maps, donc ne me demandez pas où c'est) -samedi pour rencontrer des gens, dimanche à me promener dans cette ville parfaitement inintéressante- et je vous livrerais un petit film relatant toutes mes aventures un jour prochain !


En attendant, je vais me coucher, et j'ai encore bon espoir qu'un jour j'arriverais à nouveau à écrire des articles drôles et à caractère anthropologique...

jeudi 29 novembre 2007

Daft Bodies

Petit divertissement pour vous qui vous ennuyez au boulot : Daft Bodies !

Une super idée, et l'occasion de réentendre cet incroyable son des Daft Punk:



Et si vous ne l'avez toujours pas fait, téléchargez ou achetez leur nouvel album, sorti la semaine dernière. Le live du 14 juin à Bercy. Fantastique !

mercredi 28 novembre 2007

L'élite de la troupe.


Le texte qui va suivre est ma traduction d'un chapitre du livre "L'élite de la troupe", paru en mai 2006 au Brésil. Ce livre, qui a par la suite donné lieu à un film : "Tropa de Elite", sorti en novembre 2007, raconte le quotidien du BOPE, le Bataillon des Opération Spéciales de Rio de Janeiro.

Ces soldats, équivalent brésilien des CRS ou du GIGN, ont pour mission de préserver l'ordre dans les favelas de Rio. Leur mot d'ordre est simple : "entrer dans les favelas, et laisser des corps à terre". Ils n'ont aucune pitié, n'hésitent pas à user de la torture, mais ont une caractéristique unique, qui les à rendu célèbres: ils sont absolument incorruptibles.

Grâce au film, ils sont sortis de l'ombre, et une grande partie des brésiliens les admirent, malgré leurs exactions, car ils semblent être les garants impitoyables de l'ordre et d'une certaine forme de justice sauvage.

Voici donc un des chapitres du livre. Si cela vous a plu, je vous en livrerait d'autres. Chacun d'entre eux se lit comme une petite histoire, racontée par un ex-commandant du BOPE.


_____________________________________________________

Deux étages

Le sergent Nestor et le soldat Amparo descendaient la rue principale de la favela Conceição, dans le quartier ouest de Rio de Janeiro. Le reste de l’équipe avait déjà quitté les lieux, transportant un volumineux lot d’armes illégales trouvées lors de l’opération du soir. Comme après chaque incursion forte du BOPE n’ayant fait aucun prisonnier ou tué, les habitants de la favela semblaient aussi calmes et apaisés que sur une carte postale. Tout le monde savait que les bandits se tiendraient à distance pendant un certain temps. Le jour se levait, et les gens sortaient de leurs maisons précaires pour aller travailler dans le centre-ville.

Avec le sentiment de la mission accomplie, Nestor et Amparo ne pensaient qu’au café au lait, aux toasts, et au sommeil des justes qui les attendaient chez eux. Ce fut alors qu’ils sentirent qu’il y avait quelque chose de suspect dans la démarche de deux jeunes hommes. Ils décidèrent de les fouiller, histoire d’en avoir le cœur net. Ils s’agissait de deux frères. L’un deux portait un flingue et jurait qu’il n’était pas un trafiquant de drogues.

— J’suis pas du mouvement, M’sieur. J’suis juste un pickpocket. J’ai pas d’autres armes.

Il promettait ne rien savoir des armes utilisées par les trafiquants. Amparo a insisté : — Ou bien tu nous donne les pièces gentiment, ou bien tu vas en taule. Le type était terrifié. Il savait parfaitement qu’on ne rigole pas avec le BOPE, mais d’un autre coté, s’il donnait les armes, il n’échapperait pas à ses comparses qui lui feraient la peau, en prison ou dans la favela. Il serait traité comme une balance. Il résistait donc, niait, et jurait qu’il n’était qu’un petit voleur de merde, et qu’il n’avait pas d’autre arme. Son frère tremblait et tentait d’appuyer ses dires.

Nestor a décidé d’aller fouiller chez eux. — On va voir si vous allez donner les pièces ou pas. Où-est-ce que vous habitez ? On y va. Ils montèrent une ruelle sinueuse et entrèrent dans une petite maison de deux étages. Au rez-de-chaussée se trouvaient le salon et la cuisine, étroits, sombres, et séparés par un rideau crasseux. Le frigidaire était dans le salon, à coté de la télé, par manque de place dans la cuisine. Un canapé déchiré et une chaise complétaient le décor.

Un des deux frères n’arrêtait pas de répéter que leur mère était malade. Un accident cardio-vasculaire l’avait laissée paraplégique. Elle passait les journées dans sa chambre, à l’étage, et mourrait si elle apprenait que ses fils avaient des problèmes avec la police. Nestor, paternel et compréhensif, faisait le flic gentil : — Si vous nous donnez les armes, il ne vous arrivera rien. Un grincement de porte se fit entendre. — Qui est la ? La voix de femme venait de l’étage. L’histoire de la mère malade était probablement vraie.

— C’est nous, m’man. T’inquiète pas. Les policiers sont juste venus voir s’il y avait un problème ici. Ce fut le type au flingue qui parla, sans doute l’ainé des deux. — Restez en haut, madame, nous ne voulons rien avec vous - ajouta Nestor. — Maintenant, arrêtez vos conneries et donnez-nous les flingues. Vous les avez cachés où ?

Amparo jouait le méchant flic. — Allez putain, j’ai pas toute la matinée, merde. Et il envoya un direct du droit dans la gueule du plus jeune. — Putain, m’sieur, ne nous frappez pas, j’vous dit qu’ya pas d’armes. La seule arme c’était le pistolet. J’vous dit la vérité. — Fais pas chier, répondit Amparo avec un coup de pied dans le genou du type, qui se mit à pleurer. — J’ai pas d’armes, merde.

La femme criait depuis l’étage : — Ce sont de bons garçons, travailleurs. Notre famille est honnête. Il n’y a pas d’armes chez nous. Laissez-les en paix. — Ta gueule, te mêle pas de ça ! répondit Amparo. — Allez, file-nous les armes, putain de merde. File-les nous, ou j’ t’éclates ta tête ici même. — Ne tirez pas, pour l’amour de Dieu. Ce sont mes fils. Seigneur Jésus Christ. La femme est devenue hystérique. Ca n’a pas facilité les choses. Les prières ne facilitent jamais les choses, bien au contraire. Les cris suppliants de la femme ont rendu Amparo dingue. Il a réagi sur le même ton, en vociférant comme le Dieu du premier testament : — Ferme ta gueule, sale pute. Il a pointé son fusil-mitrailleur vers la colonne en béton qui soutenait l’escalier, et a tiré, pour effrayer les frères et leur mère, et rétablir l’ordre dans le salon.

Mais par une de ces étranges volontés du hasard, la balle a ricoché sur la colonne et a fini sa course dans la nuque du plus jeunes des frères, qui était en train de pleurer. Ce fût une explosion de sang, qui injecta de l’adrénaline dans la situation, accéléra le temps, augmenta le volume des cris de la mère, et paralysa le frère ainé. — Mes fils, mes fils, qui a tiré ? Pour l’amour de Dieu. La femme faisait entendre à présent des cris stridents, pressentant le pire.

—C’est bon ! Les flingues sont dans la cuve à eau, sur le toit, s’écria le survivant. —C’est trop tard, maintenant ! Putain de merde ! Comment on fait, nous maintenant ? Amparo savait qu’il n’y avait pas de solution. Il a donc continué a tirer, suivi par Nestor. Le jeune homme courait à travers la cuisine et le salon, comme un dinde ivre une veille de Noël. Il implorait, criait, grimpait sur l’évier, glissait derrière le canapé, poussait la télé, et les bruits se mêlaient aux cris de la femme, à l’étage, qui suivait la scène à l’oreille. Il semblait incroyable qu’il fut nécessaire autant de tirs dans un si petit espace. Une genèse et un apocalypse entre quatre murs, criblés de sang, d’os, de morceaux de verre, de bouts de tissu, et de débris de plâtre. Des images diluées dans la poussière et l’odeur de poudre et de chair brûlée. Finalement, le garçon est tombé, agrippé au rideau, les yeux écarquillés.

Quand Nestor et Amparo ont refermé la porte, on n’entendait plus que la mère. Une erreur en amène une autre. Dans ce cas, un coup de malchance les avait forcé à prendre une décision indésirable : cela n’aurait eu aucun sens de laisser un témoin en vie. La femme avait été épargnée car elle n’avait rien vu. Parfois, ce sont nous ou eux. Nous ne faisons pas toujours ce qui serait juste, ou ce que nous aimerions faire. Et le résultat n’en est pas toujours meilleur. Ne pensez pas que Nestor et Amparo soient des montres cruels. Je suis sûr qu’ils ont souffert de cette boucherie. Qu’ils ont fait des cauchemars. Et qu’ils ont pris des pilules pour dormir, le soir.

Mais on finit par s’y habituer.

mardi 27 novembre 2007

Désolé !

Désolé, pour ce manque de mises à jour... Pas trop le temps... Mais promis, demain, je vais écrire un article sur les façons dont les policier reglent les conflits, de ce coté de l'atlantique...

Ca vaut le détour !

Je vous donne donc rendez-vous demain (c'est à dire aujourd'hui, si vous lisez ça mercredi) à 21h heure de Rio ici, soit minuit à Paris :)

Bisous

vendredi 16 novembre 2007

La vie est belle, les oiseaux chantent, etc., etc.

Il est 22h.

Il pleut.

J'ai perdu mon téléphone portable. Il a du bêtement tomber de ma poche dans le taxi que j'ai pris pour venir ici.

Plus tôt dans la journée, je suis allé voir un dentiste, qui m'a annoncé que j'avais 9 caries, plus du tartre un peu partout.

Pour un homme qui a 32 dents, ça fait quand même 28% de dents cariées... Et à 30 reais par carie, 270 reais de traitement, plus 60 pour le nettoyage... Bon, laissons tomber, la santé n'a pas de prix, et le Brésil, pas de Sécu.

L'ironie du sort est que je me suis rendu compte que j'avais perdu mon portable quand j'ai voulu appeler ma dentiste, pour annuler mon rendez-vous de demain. J'ai bien envie de consulter un autre dentiste avant de me faire extorquer 340 reais.

Putain.

Il est 22h05

Il pleut toujours

J'ai vraiment perdu mon portable. Mais ce n'est pas grave. Je l'ai déjà fait bloquer. Et puis c'était un portable à cartes, pas à forfait. Et puis c'était le moins cher. Et puis ma mère va me rapporter mon ancien portable de France.

Dans le fond, tout va bien. J'aurais pu perdre mon portefeuille aussi. J'avais 200 reais dedans.

Tu me diras, j'aurais aussi pu ne pas perdre mon portable.

Il est 22h10

Il pleut toujours

Je crois que ça me rend dingue, cette pluie. J'aimerias qu'il pleuve des portables, et ne pas avoir de caries. Je n'en ait jamais eu. Sans doute parceque je ne suis quasiment jamais allé chez le dentiste.

J'en vois déjà qui se disent : "pauvre Rourou, seul à Rio, sans téléphone, et avec des dents pourries de partout. "

Bah...

Je ne suis pas le plus à plaindre.

Chienne de vie.

Chouette journée !

mercredi 14 novembre 2007

Avertissement !


Le post ci-dessous est long.

J'ai essayé de l'écrire sous forme d'une mini-nouvelle. Tous les détails sont véridiques, mais j'ai essayé d'adopter un style plus littéraire. Si vous n'avez rien à faire, prennez le temps de le lire, si ça vous amuse.

Sinon, ne vous embêtez pas à le lire rapidement et en diagonale, ça ne vous apprendra rien de bien intéressant... A part que j'aime les chats :)

Bisous à tous

Première leçon de code de la route

Il pleuvait un petit peu, ce soir là. Il avait plu toute la journée, inondant les rues et les trottoirs, forçant les piétons à faire de grands détour pour trouver des chemins praticables au travers des flaques et de la boue.

Je suis arrivé devant la porte de la Auto-Escola Fontenele vers 18h30. Une salle minuscule, basse de plafond, entièrement occupée par un canapé à gauche, et un bureau encombré d'un ordinateur à droite. A coté du bureau, un étroit escalier en colimaçon permet d'accéder à l'étage supérieur, où se déroulent les cours.

Au bureau se tient une jeune femme, qui semble s'ennuyer ferme. Une odeur d'encens flotte dans l'air. Je referme la porte coulissante derrière moi, et, affichant mon meilleur sourire, je lui dis tout de go que j'aimerais m'inscrire.

- Tu sais comment ça marche ?

Je le sais. Je suis passé il y a quelques semaines, et Denise, la patronne, m'avait tout noté sur un bout de papier. Mais j'ai certainement perdu le papier, et par politesse, je lui répond que je ne sais pas trop.

Elle ouvre un tiroir, et en sort un stylo bic ainsi qu'un prospectus faisant la réclame de l'auto-école. Au verso, elle se met à écrire. Tout d'abord le prix : 350 reais. C'est la promotion, ajoute-t-elle. Puis elle énonce les conditions de payement, tout en les écrivant au fur-et-à-mesure sur le petit papier. Tu peux payer en deux fois 190 reais, ou en 3 fois 145 reais. Elle continue méthodiquement. Il faut ajouter le prix de l'examen médical, 106 reais, et le prix de l'examen de conduite, 120 reais, mais tu ne les payera que le moment venu.

Sa tête est penché au-dessus de son stylo, et elle continue d'écrire, l'air très appliquée. Elle n'est pas vraiment jolie, mais j'ai une vision grand-angle sur son décolleté. Toujours par politesse, j'écoute attentivement. Il faut prendre 30 heures de cours théoriques, pour le code, et 15 leçons de conduite de 2 heures. Les cours ont lieu à partir de 18h, du lundi au jeudi. Et si j'arrive en retard ? Ce n'est pas très grave. Et si je ne peux pas venir les mardis et les jeudis ? Ce n'est pas très grave non plus.

Elle baisse la voix et ajoute : tu comprend, il suffit que tu signe la liste de présence le jour d'après. Comme ça, on pourra dire que t'a bien fait tes heures. Mais ne le dis pas au DETRAN, hein. S'ils l'apprennent, ils nous retirent notre license, direct. Alors moi, je veux t'aider, mais tu dois m'aider aussi... Je la rassure. C'est promis, je ne dirai rien au DETRAN. Il ne reste plus qu'à payer. Je lui annonce que je vais choisir la formule en deux fois, mais il faut d'abord que j'aille retirer l'argent à la banque.

Je prend mon parapluie qui trainait par terre, et quitte la boutique minuscule. Dehors, il fait déjà nuit, et la pluie a augmenté. Je parcours rapidement les 30 mètres qui me séparent de l'agence du Banco do Brasil. Sur le chemin, je passe devant le centre commercial Botafogo. 6 ou 7 vendeurs ambulants sont alignés devant la sortie, essayant de refourguer des parapluies aux gens qui quittent le centre. L'un d'entre eux, une vieille femme édentée, me demande si j'ai besoin d'un parapluie. Je lui répond gentiment que j'en ait déjà un, et même que je m'en sers en ce moment même, comme elle peut le voir. Elle me fait un grand sourire, l'air de dire "on peut toujours essayer". Je crois bien qu'elle aurait aimé que je lui en achète un.

Finalement, j'atteins l'agence, et retire l'argent. Sur le chemin du retour je compte mentalement. 2 fois 190 reais font 380 reais, soit 30 de plus que si je payais comptant. 30 divisé par 350 ? 3 divisé par 35 ? Ca fait moins de 10% de "taux d'intérêt"... Ca va... Il y a pire.

Le temps d'effectuer toutes ces considérations, je suis déjà en bas de l'immeuble, à l'intérieur duquel se trouve l'auto-école. Une jeune fille ouvre la grille, à l'instant où je m'appretais à sonner. Elle tient contre sa poitrine un jeune chat tigré, qui à l'air plutôt calme, malgré les bruits de la rue. Ce qu'elle va foutre dehors avec son chat sous cette pluie me dépasse. Le chat aussi, visiblement. Il n'a peut-être pas encore compris qu'il était en train de pleuvoir.

De retour dans la boutique, je me sens obligé d'annoncer : me revoilà ! Pour faire bonne mesure, j'ajoute un mot contre la pluie. Il est toujours de bon ton de se plaindre. Elle n'en a visiblmement rien à foutre, et se contente de murmurer une réponse quelconque. Elle sort un bloc à factures, et entreprend d'écrire, en toutes lettres, le montant. Cent-quatre-ving-dix-reais, et pas un centime de plus. Pendant qu'elle effectue cette opération laborieuse, je remplis une petite fiche avec mes coordonnées.

Ces formalités effectuées, elle me remet mon livre de code, et m'explique que chaque chapitre correspond à une leçon. Magnifique, je vais étudier tout ça à la maison. Elle me propose ensuite de signer la feuille de présence. Comme ça, ça te fera déjà 2h pour ajourd'hui...

Ok, c'est donc comme ça que ça fonctionne. Je signe. Je suis le troisième sur la liste, aujourd'hui. Les deux autres doivent être à l'étage du dessus. Tout est bon ? Parfait, je repasserai mercredi alors, pour ma deuxième leçon.

Je ramasse mon parapluie, qui traine une fois de plus par terre, une flaque d'eau à ses cotés, referme méthodiquement la porte coulissante de la boutique, et quitte l'immeuble.

Dehors, il pleut toujours...



mercredi 7 novembre 2007

C'est la course !

Vous connaissez tous, j'imagine, Facebook.

Au Brésil, depuis environ 2 ans, tous le monde, mais quand je dis tout le monde, c'est absolument tout le monde, se sert d'Orkut.

Orkut, c'est le Facebook du pauvre. Créé par un employé de Google à ses heures perdues, Orkut a environ 3 fonctions : poster des photos, envoyer des messages, et participer à des groupes.

Point.

Quand on connait tout le coté fun des applis Facebook, on se demande comment une saloperie pareille peut marcher...

Et pourtant, le succès au Brésil est tel qu'il y a des brésiliens qui n'ont même pas de mail. Orkut leur sert de messagerie. Il y a aussi des communautés "je déteste les brésiliens sur Orkut", car ils sont partout et ne parlent qu'en portugais... Les américains d'orkut se sentent bien seuls.

Une des raisons de ce succès est le fait que tout le monde peut voir le profil de tout le monde, contrairement à Facebook. Orkut est ainsi devenu un formidable outil de drague. Toutes les femmes et tous les hommes du brésil sont à portée de clic... Il suffit de se balader, regarder les photos, et envoyer des messages !

Bref, si les brésiliens ne peuvent plus vivre - et draguer - sans Orkut, le reste du monde a pour sa part décidé de laisser ce grand peuple vivre sa vie sur Orkut, pour se tourner vers des réseaux plus modernes, comme Facebook.

Du coup, Google a décidé qu'il était grand temps d'ajouter à Orkut les fonctionnalités de Facebook, autrement dit, la possibilité pour les développeurs de créer des applications...

Vous me suivez toujours ?

Donc, resumons la sitation : on a Facebook d'un coté, et l'exemple de plein d'applications qui ont un succès fou (Nicknames, SuperWall, Zombies, etc...)

De l'autre coté, on a Orkut, 10 million de brésiliens qui s'en servent, et le marché des applications débiles entièrement vierge, sur lequel tout le monde aura le droit d'entrer d'ici quelques semaines.

Conclusion : ON FONCE !!

Car dans ce jeu, le premier qui entre et qui arrive a diffuser son appli a gagné. La version Orkut de Nicknames et de Top Friends est sur le feu, plus bien sûr Dablink, et une appli genre "Mon équipe de foot est la meilleure"... Si nous sommes les premiers, et que nous arrivons à positionner nos applis parmis les plus utilisées sur Orkut, ce sera un très grand succès !

PS : Je viens à l'instant de recevoir un mail de Julien, que je ne résiste pas à vous retranscrire ici :


Julien a écrit :
> ok, excellent, on en parle vendredi.
>
> On va parler du budget que tu auras pour monter une equipe pour plancher
> la-dessus, et on va mettre la pression sur le recrutement.
>
> A+
>
>
>
>
> Em 07/11/2007, às 20:34, Gregory escreveu:
>
> 100% d'accord
> ça + nicknames qui est très simple et extrmeemnt virale + une appli pour
> montrer a quelle point ton équipe de foot est la meilleure (j'ai eu
> plein d'idées sur cella la, et pour le coup, elle serait plus originale)
>
>
>
> julien a écrit :
>> Ils font fait un gros coup de RP...
>> Mais si on peut se placer assez tot, je pense que ça vaut le coup de
>> suer maintenant.
>> L'application Top Friend est à répliquer de tte urgence: les
>> brésiliens ont 300, 400, 500 amis sur leur profil Orkut. Il leu faut
>> une app pour mettre en avant leurs meilleurs amis!
>> Qu'en penses-tu ?
>>
>> From: Gregory
>> Date: Wed, 07 Nov 2007 20:25:04 To:julien
>> Subject: Re: Res: Re: Fwd:
>>
>> Putain, OpenSocial, c'est la misère, ya des bugs dans tous les sens,
>> leurs exemples ne marchent pas, et ya à peu près 0 documentation...
>> Les mecs chez Google ont vraiment releasé ça à l'arrache...
>> Tu me dira, ça fait des barrières à l'entrée pour les autres...
>> Faudrait juste qu'on arrive à rentrer nous mêmes...

dimanche 4 novembre 2007

Pedra da Gavea

Tu vois cette colline, Rodrigo ?


Oui Rodrigo, la colline de gauche. C'est la Pedra da Gávea. Nous allons aller au sommet. Oui, même toi, Rodrigo.

C'est arrivé près de chez vous. Samedi dernier, j'ai proposé à Sarah et à Charles d'aller grimper en haut de la pedra da Gavea, la plus haute colline du coin. 860 mètres de haut, et 1600 mètres de chemin à parcourir, à travers la forêt atlantique.

La montée et relativement tranquille, et se déroule en quatre étapes. Une première étape de marche à travers la forêt. Une seconde étape d'escalade très simple, où l'on grimpe à travers des gros blocs rocheux, une troisème étape qui se déroule au soleil, à travers une végetation de type "garrigue tropicale", et enfin, la quatrième étape : 30 mètres d'escalade un peu plus difficile, et assez impressionante car effectuée sans corde, avec 800 mètres de vide dans le dos.

Finalement, nous sommes arrivés sains et saufs au sommet, après 3h de marche, soit une demi-heure de retard sur le temps normal, et deux heures de retard sur Julien qui le fait en courant.

Découvons le sommet ensembles :



Tout au fond, c'est Rio. La plage en bas, São Conrado, banlieue de Rio. Et l'étendue grise au centre, accostée à la colline, c'est Rocinha, le plus grand bidonville d'Amérique du Sud.

Détail de São Conrado. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Sarah au téléphone, la tête dans les nuages
Et Charles, contemplant l'horizon...

La vue en haut est fantastique. Moins fantastique étaient nos réserves d'eau, puisqu'il ne nous restait que la moitié d'une petite bouteille pour la descente, sous la chaleur écrasante de midi.
Nous avons heureusement croisé une source d'eau fraiche et cristaline, sur le chemin du retour, et le reste s'est fait lentement mais sans encombre...

Si vous voulez voir plus en détail à quoi ressemble la montée, vous pouvez voir cette vidéo faite par deux guignols inconnus, mais avec de belles images. Décidement, il serait temps que j'apprenne à filmer et à faire des vidéos de mes explorations :)

http://youtube.com/watch?v=HUJWUXyYCtQ

jeudi 1 novembre 2007

Des nouvelles de dablink



Je vous avais parlé de dablink il y a quelques semaines sur ce blog.

Je suis fier de pouvoir vous annoncer que le projet suis joyeusement son cours. Nous avons franchi avant-hier la barre des 200 visiteurs par jour, et nous en avons eu aujourd'hui 270.

Je vous rassure tout de suite, c'est dérisoire. Un site a peu près connu peut avoir 10 000 visiteurs par jour.

Mais bon, c'est parti de zéro, et ça monte tout doucement, sans aucune pub, juste avec le bouche-à-oreille. Plus surprenant : certaines personnes ont posté le lien sur leur profil Orkut (l'équivalent de Facebook au Brésil). Autrement dit, le site rassemble déjà des utilisateurs-fans.

Quand à moi, je me régale en voyant les photos que les gens ont envoyé sur le site. C'est assez marrant de se dire que tous ces gens se servent de votre création. Nous avons défini avec Julien des grands plans pour augmenter le trafic sur le site depuis google (qui est déjà en première position sur certains mots-clés sur Google Brésil), et, si tout marche bien, ça va devenir assez gros...

C'est magique...
Faça o seu Blinky com o dablink.com.br
[Enfeite suas fotos!]

Dégradation des conditions de travail

Les gens se plaignent de plus en plus des conditions de travail par ici.

Le sujet récurrent des plaintes est le chant des oiseaux. Il y a dans les arbres alentours un modèle d'oiseau - je ne sais quelle version au juste - qui passe toute la sainte journée à siffler le même air.

Mais quand je dis le même air, c'est exactement le même, à tel point que je me suis mis à le siffler moi aussi. Certaines personnes ne peuvent plus le supporter, et parlent d'acheter un lance pierres.

D'autant plus qu'avec l'arrivée de l'été, c'est le retour des "cigarras", sorte de grillon qui fait un bruit d'alerte à la bombe, tous les jours, à partir de 18h.

Enfin, pour ajouter le désohnneur à l'humiliation, un petit singe s'est furtivement introduit aujourd'hui dans les locaux, s'aggripant aux plantes en pot et volant les téléphones portables, avant de s'échaper par le bureau de Julien....

La nature cherche visiblement à reprendre ses droits.

C'est la guerre !

jeudi 25 octobre 2007

Mes bons amis, je le sais, je manque à mes devoirs.

J'ai un engagement moral de vous faire rire, sur ce blog. Ou du moins d'essayer. Et j'avoue que quand l'un ou l'autre me dit "ton blog, il me fait bien marrer", et bah ça me fait chaud au coeur.

Du coup, je me sens un peu mal de vous laisser sans le moindre petit message depuis quelques jours, mais les temps ont été durs. Et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent.

J'en veux pour seul exemple ma soirée de samedi dernier. Anniversaire sur la plage de Marcus, allemand dont ni vous ni moi ne connaissions l'existence 15 secondes auparavant, mais qui avait, tout allemand qu'il est, organisé sa soirée d'anniversaire sur la plage d'Ipanema - chose hautement interdite.


C'est ainsi qu'au coeur de la soirée, que je passais surtout en compagnie de Sarah et Charles, puisque nous ne connaissions pas vraiment les gens mais que nous avions amené notre propre bouteille, nous avons vu les flics débarquer. Discussions, discussions, je décide, vraie fouine, d'y mettre le bout de mon nez. J'apprends donc que pour faire une soirée pareille, il faut plusieurs choses. Parmi lesquelles, une autorisation de la mairie, mais on s'en fout parcequ'elle n'en donne jamais de toute façon.

En revanche, et ça c'est sérieux, il ne faut pas avoir de bouteilles en verre ou d'objets coupants (ce que l'on peut comprendre, sur une plage frequentée par les familles le jour). Il ne faut pas non plus avoir de musique. Mais on est pas en zone résidentielle, ya personne ici, Msieu l'agent. Rien à foutre, c'est la loi. Et il ne faut pas non plus avoir de tente. Alors la!? Et pourquoi ? Parcequ'on pourrait croire qu'il s'agit d'un stand de vente de boissons, comme pendant la journée, or il est interdit de vendre quoi que ce soit la nuit...

Bon!

Marcus retire la tente qu'il avait louée a un vendeur-de-boissons-sous-tente-pendant-la-journée, baisse le son - j'ai dit couper, pas baisser - ok, ok - et tranvase tout son alcool dans des bouteilles en plastique.

Bon, voila la soirée repartie !

Et puis, vers 4 heures, deux filles décident de se lancer à l'assaut des vagues, version bain de minuit. Mouvement aussitôt repris et amplifié par la population masculine, qui essaye de passer à la version camp de nudiste, histoire de voir si les filles suivent le mouvement.

On ne le saura jamais, puisque M'sieu l'agent débarque illico. Atteinte à la pudeur, vas-y que je t'emmène au poste... Bref, c'est le début d'une grosse embrouille. Le flic est seul, tout le monde parle en même temps, et essaye de négocier. Les deux cul-nus en profitent pour essayer de se faufiler, il se font rattraper par le flic, tout le monde s'embrouille, le flic sort son flingue, c'est le bordel.

Finalement, après 30 minutes de discussion, il pose son gun, et nous dit de partir tous. C'est la fin de la soirée... Pas de victime, pas de bobo, rien à déplorer, ce fut une chouette soirée.

PS : En bonus exclusif, une jolie photo que vous pourrez mettre en fond d'écran... Dédicacée à Belette et son VPC sur les chats psychopates.

Qu'est-ce-qu'ils ont l'air con, les chats, quand on les rase !

mardi 23 octobre 2007

Et Pendant Ce Temps Là, A Rio De Janeiro....

... je pleure les larmes de mon corps face à la météo de Google.

samedi 20 octobre 2007

Quelques nouvelles rapides

Très très rapidement, parcequ'il est 02h00 du mat'... et que je viens de passer mon vendredi soir à faire une plaquette de démarchage (more on this later)

  1. J'ai eu mon augmentation. Je passe de 1,500 à 2000 reais par mois. (environ 780 euros, 6 fois le smic brésilien.) Ca me donne le même pouvoir d'achat que si je vivais avec 2000 euros à Paris, donc il n'y a pas de quoi se plaindre.

  2. J'ai oublié le deuxième point

  3. Oui, c'est bien la photo d'une vache en train de téléphoner, sur la plage d'Ipanema, dimanche dernier. C'était la cow-parade, expo internationale de vaches, plus connue à Paris sous le nom de Vach'Art. C'est frappant de voir le nombre de personnes qui se font prendre en photo avec la vache.

mardi 16 octobre 2007

Sunday Shoutin'

Bon, je vous préviens, ce message n'a strictement rien à voir avec Rio de Janeiro.
Il n'est pas très intéressant non plus.
Et il n'est même pas drôle !

Mais maintenant que je n'ai plus le plaisir de m'occuper du son, chaque jeudi soir, en K-fêt, qu'Elise et Emilie ne viennent plus me voir pour me faire le bisou porte-bonheur et me demander si j'ai des papillons dans le ventre, que je n'ai plus le trac du public, que je n'ai d'ailleurs plus de public, ni le stress quand tout se passe mal et que le courant saute, que plus aucun mec bourré ne vient me voir pour me demander de passer sa p***** de chorée, bref, en un mot... maintenant que je ne suis plus DJ Schmoff, résident K-fêt...

Et bien il y a plein de chansons que j'aimerais bien vous faire écouter !

Je vous invite ainsi à découvrir Johnny Corporate, et son fantastique Sunday Shoutin', sorti en 2000, et que je n'avais jamais entendu nulle part :



Cette petite basse tellement dançante et ce son de sax m'ont accroché dès les première secondes, et ne sortent plus de ma tête... na-na-na-na, tchitin-na-na-na

A tout ceux qui aiment la house music, et désolé pour les autres. Promis, la prochaine fois, j'arreterai de raconter ma vie :)

samedi 13 octobre 2007

Quelques photos...

Allez, je deviens paresseux... Plutôt que de vous écrire un article sur ce petit week end de trois jours bien sympathique, je vous envoie quelques photos.

Ce n'est pas de la grande photographie, désolé. Plutôt de petites choses qui ont retenu mon regard, ici et là. Cadré au hasard, avec pour seul réglage celui d'avoir pensé a allumer l'appareil au préalable.

1. Le Dahlia Noir




Le mythe : étrange contraste que celui évoqué par ce portrait sévère d'une femme vous regardant droit dans les yeux, quand tout autour d'elle transpire le soleil et la futilité des petites choses de la vie. Contraste réhaussé par le cadrage original et l'angle hors du commun choisi par le photographe.

La réalité : J'ai appuyé sur le déclencheur sans faire exprès, alors que cherchais à éteindre la bestiole.


Le lampadaire

Les lampadaires sont une source d'inspiration inépuisable pour le photographe amateur, juste après leur petite amie et les couchers de soleil. La poésie des fils enchevêtrés, l'aspect mystérieux dégagé par cet objet qui ne prend tout son sens qu'au coeur de la nuit, etc., etc....

Manque de pot, dans ce cas précis, le soleil était déjà couché.

Mais puisqu'on en parle...

Jeune inconnue au coucher du soleil


Voici justement une jeune inconnue photographiée à son insu, à la lumière du soleil couchant. L'histoire ne dit pas si elle est devenue par la suite la copine du photographe.


...


L'histoire n'aura finalement retenu d'elle que son visage maussade...

Le vendeur de ballons



Arpentant le sable chaud d'Ipanema, il essaye de vous refourguer ses saloperies dont personne ne veut. Et n'essayez surtout pas de lui expliquer que cela serait moins fatigant pour lui de les transporter dégonflés... Il n'en a rien à foutre.

Les planteurs de placards


Oui, désolé, à ce niveau de championnat, comme on dit ici, il faut sacrément se creuser la tête pour trouver des commentaires marrants... Mais alors là... Bah oui, c'est deux types qui sont en train d'installer une pub fanta. Et normalement il y a un troisième type en faut de l'échelle, mais le temps que je sorte l'appareil, il s'était déjà barré.

Tant pis pour lui, il a perdu une chance de devenir célèbre et de passer sur Internet.

mercredi 10 octobre 2007

Sale journée !

Nous en avons tous connus.... Des journées où la Nature, comme le dit si bien mon ami Franck Dubosc, semble vous avoir pointé du doigt le matin au lever en s'exclamant : toi, tu vas en chier !

Pourtant, tout avait bien demarré. J'avais même réussi à me lever une heure plus tôt, histoire de boucler tout ce que j'avais a faire pour aujourd'hui... Mais, progressivement, les problèmes se sont mis à pointer le bout de leurs nez.

Salauds !

Je me suis tout d'abord engueulé par mail toute la matinée avec Julien (ze Boss) au sujet d'une décision que j'ai prise hier soir... A tort, affirme-t-il, et il a peut-être raison, mais dans les circonstances où je me trouvais lors de la prise de décision, c'était justifié et rationnel... Enfin, toujours est-il que cela reste une décision très secondaire dans le fond, mais je me suis senti un peu heurté par son "TU AS PRIS LA MAUVAISE DECISION", et qui s'est traduit par un échange de trois ou 4 mails d'explications.

Bref, à cela s'ajoutèrent pas mal de petites bricoles en retard à terminer, et non des plus amusantes, des responsabilités croissantes, des deadlines approchantes... Et pour finir la soirée une gaffe qui m'a fait dire quelquechose que je n'étais pas censé dire... J'ai absolument horreur de faire des gaffes, comme tout le monde, j'imagine, et ça m'a positivement mis hors de moi.

Bon, heureusement, une chose reste : le moral, croyez-moi. Car l'avantage de ce genre de journée, c'est qu'elle vous donnent une sorte d'immunité. Vous n'êtes plus redevable de quoi que ce soit a qui ce soit. Jusqu'au lendemain matin, vous êtes intouchable. Vous pouvez tout envoyer valser, vous pouvez tous les envoyer chier. Lachez-moi, j'ai passé une sale journée.

C'est donc la gaîté au coeur que je m'apprête a rentrer dans mon petit chez moi, et a y préparer ma nouvelle recette préférée. Après avoir passé ces trois derniers mois a diner des salades concombre / tomate / tomate / concombre, j'ai découvert qu'on pouvait tout foutre dans le mixeur, avec un peu d'eau froide.

Oui, je sais, ça s'appelle un Gaspacho.
Et c'est bien bon.

dimanche 7 octobre 2007

Frequently Asked Questions

Régulièrement, on me demande si c'est vrai, pour les brésiliennes.

Si quoi est vrai ?

Le nombre de clichés qui collent à la peau des brésiliennes est proprement hallucinant.

Allez, ce soir, je passe en revue toutes les questions qu'on me pose sur ce vaste sujet...

Les brésiliennes vont-elles toutes en string sur la plage ?

Pas toutes, mais elles sont en effet nombreuses à adopter ce genre de maillot, appelé "fio dental" (fil dentaire, allusion au diamètre de la ficelle.)

En parlant de diamètre, celui du corps, en revanche, n'est absolument pas correlé à la surface couvrante du maillot. Autrement dit : pas de complexes, si tu pèses 110 kilos et que tu est moche comme un shar-peï , tu peux aussi te balader en string.


Et les hommes, portent-ils aussi des slips sur la plage ?

(Question posée par Clara G., Arles (13200) )

Oui, ne t'inquiètes pas, de nombreux hommes portent le slip de bain sur la plage -plus connu chez nous sous le doux nom de "moule-bite"- et ce malgré la tendance surfeur qui tend à imposer le short à fleurs chez les 15-18 ans.

les brésiliennes sont-elles toutes des bonnasses ?

Beuh, punch, punch, punch !

(question posée par bobby b., 12 ans)

Non, les brésiliennes ne sont pas toutes des bonnasses, loin s'en faut. Il y en a aussi des bien moches. Tendance "cheum à la race".

les brésiliennes sont-elles toutes des chaudasses ?

(question posée par b. brichard, toulouse)

Difficile à dire, cela dépend de ta définition de chaudasse. La drague est un état d'esprit quotidien, mais -m'a-t-on rapporté- il est moins facile de coucher avec n'importe qui dès le premier soir. En revanche, tout le monde parle tout le temps de cul.

le culte du corps existe-il ?

Oui, carrément, et sans le moindre doute. Tout le monde ne pense qu'à faire du sport, à courrir, à faire de la gym. 50% de la population fréquente un club de gym après le boulot.

les filles sont-elles toutes refaites ?

Selon mon expert es-bresiliennes -Julien, pour ne pas le citer- les opérations de chirurgie esthétique, bien que fréquentes, concernent essentiellement des réductions mammaires et des augmentations de fesses. Ce n'est qu'en 2005 que le nombre d'augmentions mammaires a dépassé celui des réductions mammaires.

En un mot : on ne trouve pas tant de silicone que ça au sein des seins.

C'est vrai qu'il y a plein de monsieurs déguisés en madame ?

(Question posée par Laura K.)

Je ne voulais pas y croire, mais oui, le soir, dans les quartiers un peu chauds, on croise pas mal de trav's. Le mythe des brésiliens au bois de boulogne n'est pas du au hasard.

Voilà, si vous avez d'autres questions, envoyez-les moi par mail à l'adresse qui s'affiche sur votre écran.

lundi 1 octobre 2007

Quelques photos...

Tiens, je viens de réaliser qu'après tout ce temps passé, je ne vous ait toujours pas posté de photos du boulot... Honte à moi !


Voici donc une vue générale de nos locaux :




Nous louons tout l'étage du dessus. Mon bureau n'est malheureusement pas du coté mer, en revanche, le petit bar en bas, avec les fauteils en plastique rouge, est vraiment super sympa.

Bon, ok, en fait, il s'agit en réalité d'une photo prise à Ilha Grande, île paradisiaque à souhait sur laquelle nous avons passé 3 jours, le week end dernier. Ce fut délicieux, malgré la pluie qui inonda tout le troisième jour. J'ai pu -enfin- m'initier au surf, moyennant la location pour 10 reaich l'heure d'une planche.


Demain soir, je vous raconterai comment je me suis fait voler mon lecteur mp3 sur la plage d'Ipanema... Et un jour, j'écrirai des articles moins touristiques, et plus sociologiques.

En attendant, comme le dit fort bien mon ami Julien Lacaze, take the trip!

Greg

jeudi 27 septembre 2007

Bientôt les élections



C'est ce que j'ai appris par hasard, l'autre jour, en croisant dans la rue l'affiche ci-dessus. Oui Monsieur, les élections, parfaitement, elles auront lieu en novembre, et c'est marqué noir sur blanc sur le panneau.

Mais quelles élections, d'abord ?

Pas celles pour (ré-)élire Lula, elles ont déjà eu lieu l'année dernière.
Pas celles non plus pour les députés, gouverneurs, et autres hommes politiques, autrement j'en aurais entendu parler.

Alors, lesquelles ?

Et bien, pour ceux qui donnent leur langue au chat, il s'agit -c'est ce que clame en grosses lettres le titre du panneau- de sauver le tricolore.

Nous voilà bien avancés.

Le tricolore, au Brésil, est le surnom affectuex donnés par les supporters dont l'équipe de foot porte trois couleurs différentes sur son maillot. Seul problème : comme il n'existe aucune équipe à une seule couleur, ni d'équipe à quatre couleurs, on est forcé d'admettre qu'il y a en réalité pas moins de 50% d'équipes de foot tricolores au Brésil, les autres 50% étant bicolores.

Par exemple, pour ceux qui auraient du mal à s'y retrouver, le PSG est tricolore (bleu / blanc rouge), alors que l'OM est bicolore (bleu ciel / blanc). Je commence à me sentir moi même un peu perdu. Reprennons donc : les supporters des équipes tricolores ont tendance à surnommer leur équipe LE tricolore, alors que rien ne laisse déviner à priori s'ils parlent du rouge / noir / blanc du São Paulo, du Bleu / Noir / Blanc du Grêmio, et j'en passe...

Ici, donc, il s'agit de "sauver le tricolore", en l'occurence le Fluminense (vert / bordeaux / blanc), qui -tout porte à le croire et pour ce qu'on en sait- pourrait bien être au plus mal à l'heure où j'écris ces lignes...

Pour un Fluminense fort, donc, votez Peter pour président. Tous ensembles : Peter ! Peter ! Peter !

Voilà le Brésil... On y élit les dirigeants des équipes de foot. La démocratie est sauve, à défaut d'être saine...

vendredi 21 septembre 2007

Une bien bonne nouvelle...

Me voila en retard !

Je vous avais promis de vous raconter plein de choses dans mon dernier post. Le ferais-je ? Pas sûr.

Très rapidement : Fanny, Julien et Audrey s'éclatent bien. Après avoir passé un week end à arpenter à pied les collines du pain de sucre et du corcovado (qui s'est couvert de brume à l'instant où nous sommes arrivés au sommet, rendant toute l'expédition quelque peu inutile), après avoir donné à manger aux petites singes, et après s'être fait encercler par d'autres singes pas si petits que ça, après avoir loué une voiture pour aller dans une plage paradisiaque, à 30 kilomètres de Rio, et après une dizaine d'autres aventures, nous allons maintenant partir en expédition à Ilha Grande, a 150 bornes d'ici. Une île encore plus paradisiaque, parait-il... Je me prend un lundi de congé pour que nous en profitions un maximum, pendant trois jours, et je vous donnerai des nouvelles.

Mais ce n'est pas de ça dont je voulais vous parler.

Ce dont je veux vous parler, c'est -pour une fois- du boulot.

J'ai le plaisir de vous annoncer qu'après avoir passé trois mois à travailler dans le réseau d'affiliation, à gérer les sites sur lesquels nous diffusons des campagnes publicitaires, et à developper des nouveaux produits (dablink, que vous connaissez, mais aussi une intégration entre les liens sponsorisés de Yahoo et notre réseau), je prends -officieusement, pour le moment- la tête du réseau.

Nous allons migrer vers une nouvelle plateforme technique, suite à un accord avec une boîte française qui a developpé ladite plateforme, et je suis chargé de la déployer sur le marché brésilien, dans un premier temps, puis de basculer tous nos utilisateurs de l'ancienne vers la nouvelle plateforme.

Une fois que ce sera fait, d'ici un mois, et si tout se passe comme prévu, je serai à la tête d'une équipe de 3 ou 4 personnes. Il me restera alors cinq mois pour faire de notre plateforme la référence sur le marché brésilien, et qui sait, de grignoter des parts de marché à Google...

Aaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ca va être ouf!!!

mardi 18 septembre 2007

Quelques nouvelles



L'appart est plein à craquer. Nous sommes quatre : Ma cousine Fanny, son amie Audrey, mon pote Julien, et moi. Ici, c'est un peu sea, sex and sun, mais sans le sun, car il a fait plutôt nuageux ces temps-ci.



Reflexion faite, il n'y a ni sea ni sex non plus, et tout porte à croire que j'ai essayé de faire une blague.

Trêve de plaisanteries, laissez-moi vous en conter une bonne : j'ai désormais un appareil photo, qui m'a été ramené par ma cousine. Je suis donc en mesure de prendre des photos.

Mauvaise nouvelle : je n'ai absolument pas le temps de poster sur ce blog en ce moment, car je pars du boulot tôt (c'est à dire vers 18h30) pour passer la soirée avec eux.


Mais je vous met une petite photo panoramique en pièce jointe, et promis, dès qu'ils seront partis, je vous raconterai comment nous avons escaladé les 400 mètres du pain de sucre et les 710 mètres du Corcovado à pied, à travers la jungle, en plein coeur de Rio.

Je vous raconterai également comment nous avons été attaqués par des singes, comment nous y avons survécu, et pourquoi nous sommes redescendus tout penauds une fois arrivés au Christ.


La bise,

Greg


J'habite dans un des immeubles au bord de la plage, au centre de la photo

lundi 10 septembre 2007

Não me deixe só

Au passage, j'en profite pour vous faire partager un morceau que je trouve magnifique :

Vanessa da Mata - Não me deixe só (Deeplick & Ramilson Maia Drum & Bass Remix)



Il s'agit d'une chanteuse brésilienne contemporaine, Vanessa da Mata, à la voix magnifique, remixée sur un fond electro (Drum & Bass, diront les connaisseurs).

Et si vous vous demandez ce que ça raconte, voici la traduction :

Ne me laisse pas seule
J'ai peur du noir
J'ai peur de l'incertain
J'ai peur des fantômes de ma voix

Ne me laisse pas seule
J'ai des désirs plus grands
Je veux des baisers interminables
Jusqu'à ce que les yeux changent de couleur

Ne me laisse pas seule
Car mon destin est rare
Je n'ai pas besoin que ce soit cher
Je veux le goût sincère de l'amour

Reste plus longtemps, car j'ai aimé t'avoir
Je ne voudrai plus personne
Maintenant que je sais qui me fait du bien

Ne me laisse pas seule
Ou je me battrai à la capoeira
Je suis dangeureuse, je fais de la magie noire
Je suis pour la paix, je ne suis pas méchante mais...

Ne me laisse pas seule
J'ai peur du noir
J'ai peur de l'incertain
Des fantômes de ma voix

Et de trois !

Facebook est magique... La semaine dernière, j'ai repris contact avec un de mes vieux amis de prépa, Julien (que d'aucuns surnomment Julien Extérieur, à HEC). Hop hop, ni une ni deux, on s'échange quelques messages polis, et ce matin il me sort :

"Tiens, tu sais quoi, j'ai bien envie de passer deux semaines à Janeiro, pour la fin des vacances."

Suivent quelques lignes pour me déclarer qu'il va prendre un petit hôtel, qu'il ne me gênera pas, etc, etc...

Hehehe...

Morale de l'histoire : il arrive demain (mercredi). On va donc être un peu serrés, à 4 dans l'appart, puisqu'il y aura également ma cousine Fanny et une de ses amies à partir de samedi, mais les deux prochaines semaines s'annoncent complètement folles !!

Et de trois, donc. Les reservations sont closes jusqu'à fin septembre, désolé.

Pour les autres mois, je compte sur vous !

samedi 8 septembre 2007

Indépendance ou Mort !

Hier, nous étions le sept septembre. Une bien jolie date, qui fut marquée au Brésil par une scène plutôt inhabituelle, il y a de cela 185 ans :

Le 7 septembre 1822, un certain Dom Pedro de Alcântara Francisco António João Carlos Xavier de Paula Miguel Rafael Joaquim José Gonzaga Pascoal Cipriano Serafim de Bragança e Bourbon se promenait au bord d'un ruisseau. En français, son nom donnerait quelque chose du genre : Pierre d'Alcantara François Antoine Jean Charles Xavier de Paul Miguel Raphaël Joachim Joseph Gonzaga Pascal Cyprien Seraphin de Brangança et Bourbon.

Où s'arrête le prénom, et où commence le nom, l'histoire ne le dit pas. Notons tout de même le petit "et Bourbon" final, cerise sur le gâteau de cette enfilade de prénoms masculins, qui identifie tout de suite son porteur comme un noble de la meilleure espèce.

Quand à nous, nous l'appellerons Pedro. Pedro était le prince-régent du Brésil, fils de Jean VI, roi du Portugal. L'histoire raconte que le sept septembre 1822, alors qu'il chevauchait à proximité du ruisseau Ipiranga, il fut rejoint par un messager qui lui apportait une lettre de son épouse. Après l'avoir lue, il se tourna vers sa suite, brandit son sabre, et beugla (le terme officiel est : proclama) "Indépendance ou Mort !". Puis il regagna Rio de Janeiro, alors capitale du pays, et fut sacré empereur du Brésil.

Ainsi, le Brésil devint un pays indépendant, et le 7 septembre un jour férié national. C'est donc sans surprise que je constata jeudi soir, en rentrant du boulot, qu'une grande scène était en train d'être montée sur la plage de Botafogo, juste en face de chez moi. (Avec même des crash-barrières, pour les connaisseurs.) Sans doute, me disais-je, les préparatifs de la mairie pour la grande fête de demain.

Tu parles !

En me rendant sur les lieux le lendemain, j'eu la surprise de constater que tous ces préparatifs étaient le fait de l'Eglise Universelle du Règne de Dieu, amen, qui organisait une petite sauterie en faveur de la paix à Rio de Janeiro, et qui avait invité tous ses fidèles. L'Église Universelle, pour ceux qui ne connaissent pas, est une emprise multinationale leader sur le marché de la foi au Brésil. Fondée à Rio en 1977, cette secte a acquis une puissance effrayante, avec 15 millions de fidèles au Brésil et une présence dans 170 pays. Une des raisons de son succès est probablement le fait qu'elle requiert de tous ses adeptes le versement de 10% de leur salaire, vieille tradition datant d'Abraham, et ressuscitée pour l'occasion.

Ainsi, ayant appliqué avec talent la partie "Prix" de la règle des 4 P du Marketing ( Produit, Prix, Place, Promotion), et proposant à qui voulait l'entendre de la foi payante à la place de la foi gratuite -donc forcément de meilleure qualité- Edir Macedo, auto-proclamé Archevêque de la boite, a su séduire la ménagère de moins de 50 ans.

Et pas qu'une seule... Ci dessous, une photo du Temple de la Gloire du Nouvel Israël, siège mondial de l'organisation, pour vous donner une petite idée :



Et donc, hier, jour de l'indépendance du Brésil, ils rassemblaient joyeusement 60 000 personnes sur la plage, pour demander à Dieu la paix à Rio, et qu'il "écrabouille la tête du démon", si nécessaire.

C'est d'une grande tristesse...

mercredi 5 septembre 2007

Home, sweet home

Enfin, me voilà logé, au bout de 2 mois passés à errer de point de chute en refuge, dans ma caravanne roumaine.

En vrai, lors de mon arrivée, j'étais logé dans un petit studio preté par Julien, meublé avec luxe et bon goût, et destiné à une clientèle de touristes américains. Il m'avait donné un mois pour me trouver un appart, et j'avais finalement opté, au bout de 3 semaines, pour la solution sous-location, beaucoup plus flexible et économique. Pas besoin de papiers, etc...

Cette solution s'est avéré un échec, les gens qui m'hébergeaient (un couple d'une trentaine d'année) étaient très sympas, toujours prêts à offrir une bière ou une caïpirinha, mais l'appart était globalement crasseux et ma chambre tristement déprimante.

Dès le deuxième jour, j'ai décidé de me trouver un vrai appart, et après pas mal de recherches, j'ai trouvé un 2 pièces meublé vraiment bien, mais un peu trop cher pour moi tout seul.

J'ai donc essayé de le partager avec un colloc, j'ai rencontré pas mal de personnes intéressées, mais en fin de compte la proprio s'est revelée un peu relou, et méfiante comme une vieille chatte. Elle ne voulait pas que je prenne de colloc'.

Mais l'un des types que j'avais rencontré m'avait dit qu'il cherchait un nouvel appart car il devait quitter celui qu'il occupait actuellement. Un studio meublé bien situé, et tout à fait dans mes moyens. Je l'ai recontacté, il m'a fait visiter, et j'ai tout de suite été emballé. Suivirent 2 semaines de règlements de papiers, et finalement, me voilà logé depuis hier.

Et laissez-moi vous dire que c'est G É N I A L !

J'ai un studio de 30 mètres carré, très tranquille, au 8ème étage, lumineux, et avec une vue qui sans être magnifique porte loin. Le quartier est animé, avec un centre commercial juste a coté. Et c'est à 20 minutes à pied du boulot.


Agrandir le plan

Oui, c'est au bord de la plage, mais ne rêvez pas : la plage de Botafogo est pourrie, juste à coté du Yacth Club. Personne ne s'y baigne, on peut juste y jouer au beach-volley. Pour les plages, il faut prendre le bus ou le métro, pour descendre à Copacabana ou Ipanema. C'est juste en bas.

Donc voilà, en tout cas, ça fait du bien de se sentir chez soi :)

dimanche 2 septembre 2007

Le retour du chien chaud

S'il y a bien une chose qui manque cruellement ici, en termes de bouffe, mis à part la baguette, le gruyère à un prix réel, le saucisson (le vrai), les rillettes, et toutes ces petites choses qui font de la France un pays où l'on mange bien, c'est bien le Kebab !

Or le Kebab, à Paris, c'est le Mac Do du pauvre, à la fois indice de prix (un restau égal 3 kebabs) et bouée de sauvetage pour l'étudiant désargenté. En bref, une option sûre pour avoir le ventre plein à un prix fixé une fois pour toutes par le marché, béni soit-il. Quatre euros cinquante, et pas une frite de plus.

Au Brésil, donc pas de Kebabs. Le repère en termes de bouffe grasse à prix mini est ici le chien-chaud de rue, dans sa version motorisée. le chien-chaud, et ce n'est pas moi qui l'invente, c'est en portugais le cachorro-quente, la preuve ultime que ce pays n'a peur de rien en matière d'inventivité linguistique.

La gastronomie n'est pour sa part pas en reste, puisqu'un authentique chien-chaud se compose forcément et nécessairement des ingrédients suivants, dans l'ordre de leur utilisation :

- du pain brioché, d'environ 25 cm de long
- une saucisse de Francfort
- des petits-oignons revenus à la sauce Tomate
- 3 gros traits de ketchup / moutarde / mayo
- une cuillerée de maïs en conserve
- la même cuillerée de petits-pois en conserve
- Un oeuf de caille, dur. Le deuxième oeuf est en option
- Un bon gros tas de pomme-paille (pomme-de-terre rapées puis sautée)
- et pour les gourmets, un jet de parmesan rapé.

Cette recette est gravée dans la roche de la culture brésilienne, et où que vous alliez, aucun de ces éléments ne saurait manquer, sauf demande expresse de la victime. On peut en revanche en rajouter d'autres, à la fantaisie du chef, qui cherche ainsi à différencier son produit.

Car, avouons-le, et c'est là tout l'objet de la version motorisée du chien-chaud de rue, la concurrence est rude. A l'époque où j'ai quitté le Brésil, début 2000, les chiens-chauds étaient fabriqués dans la rue sur des petits stands montés sur roulette. Aujourd'hui, le Brésil étant une des 3 grandes puissances en développement, le stand sur roulette a été avantageusement remplacé par le minivan asiatique "Kia Towner", aussi laid que bon marché.


Bien amenagé, il peut accuillir un stand complet de confection de chiens-chauds, y compris la glacière pour les boissons. Ainsi, en sortant le soir et le week end, dans les endroits de passage, vous croiserez certainement 6 ou 7 stands de chiends-chauds itinérants, groupés au même endroit, tous dans le même minivan Kia Towner, avec le même produit vendus contre les mêmes 2 reais, ou 2 reais 50 en promo avec la boisson.

Chacun de ces minivan rassemble un petit groupes de clients avides, bien que les raisons exactes qui motivent le choix de la clientèle en faveur de l'un des stands plutôt que l'autre ne me semblent pas claires... Il semblerait qu'on soit en présence d'une situation de concurrence pure et parfaite, et que chacun choisit son "dogueiro" de manière aléatoire.

Toujours est-il que le bénéfice net, après corruption du flic du coin qui vient jouer le contrôle d'hygiène, s'élève a 1200 reais par mois selon ce site, ce qui permet, croyez-en mon expérience, de vivre presque correctement.

Quand à moi, je n'ai pas déjeuné, il est 20h, et j'ai super faim. Je sais que je vais croiser un attroupement de chiens-chauds sur le chemin du retour. Mais il faudra y resister, j'en ai déjà englouti un hier....