mardi 31 juillet 2007

PS

Devinette pour les HEC ayant vu le dernier Harry Potter :

Luna Lovegood me fait terriblement penser à quelqu'un...

A vous de deviner qui.

(J'attends plus particulièrement l'avis de mon camarade et confrère bloggueur, M. Marcadet)

Semaine 5 - Learning to fly

Trop peu de gens, hélas, connaissent le film Zombie de George Romero (1978) .

Sous ses airs de film de série B placide, le cinéphile averti y décrypte une formidable critique de la société de consommation. En résumé, dans l'Amérique en proie à une terrible épidémie de zombies, 3 personnes trouvent refuge dans un centre commercial, et commencent a y organiser leur vie.

Bizarrement, mon samedi dernier m'a semblé après coup tout droit sorti du film.

Je suis entré dans un centre commercial vers 11h, pour y acheter une nouvelle boite de lentilles de contact. Curieux par nature, j'ai effectué un tour complet du centre, et arrivé au dernier étage, j'y ait répéré un mac do et un ciné.

A l'affiche du Macdo, le big burger brandé Shrek. Au ciné, Harry Potter et Die Hard, deux films que je voulais voir. Il est 11h30, il y a une scéance pour Harry Potter maintenant, mais je crève de faim. D'un autre coté, la prochaine scéance de Harry Potter en VO n'est qu'à 14h40. Les autres sont en VB.

La faim fini par l'emporter, et j'attaque le DoMac. J'ai été surpris. Par le prix - cher, autant qu'un restau, et par le poids du burger- énormissime, c'était tout juste s'il ne fallait pas le prendre à deux mains

Ces considérations passées, il s'est mis à pleuvoir méchament, je n'avais pas de parapluie, rien à faire à l'appart où je loge provisoirement, et une terrible envie de voir ce film. Mais 14h40... C'est dans un bout de temps... Que faire ?

Parti à nouveau explorer toutes les ressources du lieu, je découvre au 4ème étage une grande librairie, genre la fédération nationale d'achats des cadres (la fnac, quoi)

Je me suis mis à engloutir des bouquins aussi vite que le MacShrek, devorant les images, avalant les lettres. Je me suis ainsi fait en 2h "comment devenir un leader", "optimisation des interfaces web", "programmez en Ajax", "constructions et architecture de la planète", "40 ans de design by philippe starck" "les juifs, l'argent, et le monde" (d'atalli, je ne lui connaissais pas ce livre), "vivre sans un rond à Paris", "designers brésiliens", et j'en passe...

Puis, Harry Potter, où je suis resté fasciné, scotché, touché par la beauté de l'actrice qui joue Hermione. J'en suis ressorti en éprouvant une certaine tristesse.

La beauté m'obsède. Pas nécessairement la beauté physique, pas ma beauté personnelle. La beauté, le beau en général. Et qu'on ne me fasse pas le coup du "mais qu'est-ce que le beau". D'où, au passage, mon goût pour les bouquins de design, pour le graphisme, etc...

Comme il pleuvait toujours après le film, retour à la librairie.

A ce niveau du championnat, comme on dit au Brésil, j'avais commencé à trouver le bon plan : le posage sur les sièges du rayon musique, ou ils diffusaient à ce moment là le DVD du concert de Pink Floyd.

Je me suis extrait de là vers 20h, quand il avait arreté de pleuvoir, et que le Pink Floyd avait été remplacé par une version locale saxophoniste de G. Lemarchal -même air maladif, même sourrire débile.

Et là, tout ça, la pluie, Pink Floyd, l'incroyable quantité de bouquins survolés, le bruit incessant de ce centre commercial, Harry Potter, Hermione Granger, les oreilles vertes du MacShrek, moi, les consommateurs, Rio... Je me suis senti complètement désorienté. Comme un de ces Zombies de centre commercial évoqués par le film de Romero.

J'ai ressenti à ce moment précis un besoin réel et urgent de retouver des amis, des figures connues, un environnement connu, et pendant une fraction de seconde, j'ai cru qu'il suffisait de prendre le RER pour combler ce manque.

En fait non.

Un peu désorienté, je suis rentré chez moi. Et après avoir médité sur cette journée complètement hors du temps, j'ai pris conscience de plusieurs choses qui sont des lieux communs maintes fois répétés, mais qui me sont pour la première fois apparus d'une piquante réalité :

1. Les amis c'est important.
2. Il faut être heureux au présent.
3. Beauty is everywhere

J'ai toujours detesté ces pseudos conseils pipeau. Mais je me suis rendu compte qu'il y a du vrai dans tout ça.

Accessoirement, je suis aussi devenu complètement fan de Pink Floyd que je détestais.

Tout ça pour vous dire que ce post a failli ne jamais voir le jour. Mais quand je lis Thomas, quand je lis Julien, je me rend compte qu'on traverse sans doute tous la même chose.

Mon conseil perso : enchainez Zombie - Dawn of the Dead, pas les autres, American Beauty, Shrek, Harry Potter, et Pink Floyd. Dans cet ordre ou un autre. Peu importe.

lundi 30 juillet 2007

Semaine 5 - Quelques métieurs à découvrir

Si jamais vous vous ennuyez au bureau, je vous propose de découvrir quelques métiers que vous ne trouverez qu'à Rio.

1. Flanelinha.

Le nom du flanelinha vient de son instrument de travail : la flanela. La flanela, dont le français flanelle existe également, n'est autre qu'un "morceau de tissu duveteux et doux au touché".

Autrement dit, un chiffon, et laissez-moi vous dire que celui des flanelinhas est rarement doux, et moins encore duveteux.

Néanmoins, la flanela est d'un multiple usage au flanelinha qui sait la manier. Tout d'abord, astucieusement agitée à grand renfort de vociférations, elle permet d'attirer votre attention alors que vous êtes au volant, dans l'hypothèse où vous seriez à la recherche d'une place de parking.

Car tel est le métier du flanelinha. Véritable parkmètre humain, il a pour mission de vous signaler une place libre, de vous aider à vous y garer (recule, recule, ouais c'est bon - le tout accompagné de grands coups de flanela), et accessoirement, de veiller à ce qu'aucun pivete ne la prenne pour un Vélib' et se mette en tête de vous l'emprunter.

A l'origine, la flanela servait également au flanelinha pour dépoussiérer le pare-brise, mais ce service est en voie de disparition, tant par paresse du flanelinha, qui a d'autres chats à fouetter, que par méfiance des conducteurs, qui, au vu de ladite flanela, se demandent ce qui pourra bien passer au travers de leur pare-brise après l'opération.

Sans doute pas la lumière.

Vous l'aurez compris, le flanelinha est une abomination, visée et reconnue par la mairie, qui leur offre des gilets homologués leur donnant droit d'exercer la profession. Abomination, car contrairement au parkmètre, on ne peut pas faire semblant de ne pas l'avoir vu. Il est prêt à poursuivre le client réticent, flanela au vent, pour lui faire payer les 4 reais qui saluent son effort. Et autant vous dire que le mauvais payeur fait courir un gros risque de rayure à sa monture.

Dans le prochain post, nous découvrirons ensemble le métier de "malabarista de sinal"

vendredi 27 juillet 2007

Semaine 4, Jour 5 - Méfiez-Vous Des Imitations...

La perfection existe, j'en suis convaincu, mais elle ne s'offre pas au premier venu, et encore moins du premier coup.

Non Madame.

Et c'est ainsi que mon premier plat de pâtes, celui-là même dont je vous contait l'existence quelques posts auparavant, se déroula sans gruyère rapé.

Shit happens !

Soucieux de toujours apprendre de mes erreurs, je suis allé en acheter le lendemain, en prévision de l'Avenir. Espoir bien vite déçu : je n'en ai trouvé nulle part. Pourtant, je savais que les Brésiliens mangent du parmesan avec leurs pâte : je les ait vu de mes yeux. Pourquoi pas du gruyère rapé ?

Après enquête, je suis en mesure de vous dire qu'il existe en réalité pas moins de deux sortes de fromages différents au Brésil. De fromage local, j'entends. Le fromage blanc, et le fromage jaune - qui est cuit, qui l'eu cru ?

De Gaulle aurait du naître Brésilien...

Je m'étais donc resigné à acheter du fromage jaune rapé quand mon regard, attiré sans doute par une marque plus que familière, se posa sur un petit sachet de 250g d'emmental Président. Non-rapé, mais qu'importe ? Coup d'oeil sur le prix : 58,40 reais - 49,90 si vous avez la carte du magasin, soit environ 19 euros. Les 250 grammes...

A ce prix là, je me suis demandé s'il n'avaient pas mis un antivol sous l'étiquette.

Ceci dit, de la même manière qu'il y a des produits bons marché qui sont hors de prix ici, on trouve des produits chers en France bradés quelques kopecks. Et je ne parle pas des fruits exotiques, mais d'un produit d'apparence aussi anodine que la crème de marron glacé.

Nous connaissons tous la crème de marron Clément Faugié, délicatement parfumée à la vanille, et dont nous nous sommes tous empifrés à un moment ou un autre, avec ou sans fromage blanc. Et bien, ce produit cher en France, on peut le trouver à 5 reais 90 à Rio. Et je parle d'une boite de 600 grammes, pas d'un misérable petit pot de 25 grammes.



Bien sûr, à ce prix là, ce n'est pas de la Clément Faugié, mais cela reste assez surprenant. Surtout quand on sait qu'il y a autant de marroniers au Brésil que de kébabiers à Jouy-en-Josas.

Un rapide tour sur la liste des ingrédients a vite fait de dévoiler le poteau rose : beta-carotène, conservateurs, etc., et... patate douce ! Patate douce ? Une sorte de tubercule sucré et rougeaud, qui pousse dans le coin :



Et c'est avec ça qu'ils confectionnent leurs marrons glacés...

J'ai bien envie d'en ramener deux boîtes dont j'épandrai le contenu sur la tombe de Clément Faugié. Juste pour voir s'il se produit une petite explosion, ou un truc du genre...

lundi 23 juillet 2007

PS

Au fait, ce sont vos commentaires qui me donnent la motivation d'écrire chaque jour tous les 4 jours... Ecrivez ce que vous voulez, mais au moins, je sais qu'il y a des gens out there qui lisent tout ça.

Et ça me fait plaisir.

D'ailleurs, pour vous faciliter la tâche, je vous invite d'ores et déjà à souscrire au fil Atom, en cliquant sur le lient correspondant tout en bas de la page.

Ca va vous permettre, si vous êtes un geek bien équipé, d'être au courant des nouveaux messages, mais ne demandez pas comment ça marche, je ne m'en sert pas.

jeudi 19 juillet 2007

Semaine 4 Jour 2 - Du Boulot Et De Ce Qu'on Y Fait

Vous vous demandez peut-être ce que je fabrique à longueur de journée ici ?

Pas moi !

Mais je me suis dit qu'il était peut-être temps de vous en dire plus sur le Boulot. Avec un B majuscule, car le Boulot, tout comme le Bureau et la Boîte, est avant tout un concept.

Trêve de philosophie, je bosse dans une boîte (pardon, une Boîte) dans les Nouvelles Technologies (internet, quoi). La Boîte est à l'origine une régie publicitaire online, c'est-à-dire qu'elle dispose d'un réseau de sites partenaires sur laquelle elle diffuse les publicités des annonceurs.

Autrement dit, aujourd'hui, en France, si vous voulez avoir votre pub sur internet, vous vous adressez à la Boîte, et celle-ci diffuse votre pub sur ses sites, moyennant contrepartie financière. Et réciproquement, si vous avez un site, comme, disons, radio.blog.club, et bien vous pouvez gagner de l'argent en étant partenaire de la Boîte.

Plutôt simple, comme métier.

Sauf que la Boîte, pas bête pour deux sous, s'est lancé dans un grand programme de croissance. Croissance à l'étranger, par le biais de ses filiales brésiliennes, chinoises, suédoises, indiennes, et tcétéra, mais également croissance par diversification de ses activités. Ainsi, entre autres, elle dispose d'une régie à la performance.

La régie à la performance permet de diffuser de la pub tout comme la régie publicitaire dont je vous ait expliqué le fonctionnement. Sauf qu'au lieu de payer à chaque fois que sa publicité est affichée sur une page, l'annonceur paye au clic.

D'où l'expression à la performance, car lorsqu'un internaute clique sur une bannière, on considère qu'il est intéressé par le produit de l'annonceur, d'où vente, d'où performance.

Vous me suivez ?

Bon, et donc, dans la régie à la performance, on a tout plein de petits sites, contrairement à la régie normale, où on ne gère que quelques grands sites. Tout le problème est justement de gérer ces petits sites, de surveiller qu'ils ne trichent pas, de suivre l'évolution des campagnes, et surtout, surtout, de mieux communiquer pour recruter plus de moyens sites, parceque les petits sites, yen a marre.

Donc voila ce que je fais. Plus concrètement, je bosse de 9h à pas d'heures dans un chouette bureau avec mes potes Marcio et Léandro, et on gère à tous les trois ce chouette bordel, avec la bénédiction ou le courroux - c'est selon - de notre bien aimé boss Julien.

Honnêtement, si je bosse jusqu'à tard le soir, c'est vraiment parceque le boulot me plait, parce que je pourrais faire comme la moitié des gens et me casser vers 19h... Et donc en ce moment, je me demande comment on va bien pouvoir faire pour recruter des moyens sites, avoir des nouvelles campagnes qui payent mieux, et lutter contre la fraude...

Accessoirement, j'essaye aussi de me trouver un appart sympa, d'effectuer la bureaucratie nécessaire pour avoir le droit d'être brésilien et d'ouvrir un compte en banque, et pour garder ce blog en vie, et poster au moins un article par semaine...

C'est pas gagné

mercredi 18 juillet 2007

Fin de semaine 2 - A la recherche des spots

Avant de partir, j'avais dans l'idée que Rio était un bon spot pour surfer. Julien (le big boss de la boite, pour ceux qui ne suivent pas) est d'ailleurs lui-même grand surfeur et adepte de sports extrêmes devant l'éternel.

C'est pourquoi, en allant à la plage la semaine dernière, j'étais un peu surpris de trouver des petites vagues pas vraiment surfables, et pas la moindre trace de surfeur à l'horizon.

En revanche, il y a avait quelques bodyboardeurs, et j'ai essayé de faire comme eux, version sur le ventre sans bodyboard : prendre des grosses vagues et se laisser déferler avec jusqu'à toucher la plage. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais je peux vous dire que les sensations fortes sont garanties. 15 secondes qui semblent durer 15 heures, sans respirer, sentant son corps décoller sur la crête de la vague, sensation de voler. Puis, la vague se casse en tourbillon d'écume, et secoué, balloté, peur de heurter le sable, peur de ne plus avoir assez d'air, on finit par se relever...

Alors, chancelant, on n'a qu'une seule envie : 5 minutes de sable chaud, et enchainer avec la vague suivante.

C'est ainsi que samedi je me suis levé tôt, et avec un bon petit dèj dans le ventre, je suis allé me faire quelques vagues à Copacabana. Et en arrivant sur la plage, j'ai eu la surprise de constater qu'elle était blindée de monde, avec beaucoup de bateaux dans l'eau, et quelques hélicos. J'avais totalement oublié que c'était le coup d'envoi des Jeux Panaméricains.

Les Jeux Panaméricains, c'est un peu les Jeux Olympiques de l'Amérique, Etats-Unis, et Canada compris. A cette différence près que autant les Jeux Olympiques sont un événement mondial, autant les Jeux Panaméricains, hormis le pays d'accueil, tout le monde s'en fout, y-compris les autres pays du continent américain.

Et justement, il se trouve que cette année, Rio a le bonheur d'accueillir les jeux, ce qui explique la foule présente sur la plage de Copacabana ce samedi pour assiter au triathlon ou je ne sais trop quoi. Il parait qu'il y a des mecs qui sont en train nager 10 kilomètres dans la mer. Bon. Ca ne m'enpêchera pas de me faire deux ou trois vagues.

Je sors de l'eau épuisé, et part déambuler le long du rivage. C'est alors que je croise deux jeunes, cheveux longs et planches de surf sous le bras, qui semblent se demander comme moi par où passer avec toute cette foule.

Et là, je ne peux m'empêcher de me demander où ils vont bien pouvoir aller pour surfer, puisque je n'ai pas vu de vagues surfables, tout ignorant du surf que je sois. En bon Roumain, je décide de les prendre discrètement en filature, et après une dizaine de minutes de marche dans les rues de Rio, semblant m'éloigner du rivage, j'arrive au paradis.

Il y a deux grandes plages à Rio : Ipanema, et Copacabana. Ces deux plages sont séparées par une espèce de petite coline rocheuse, qui fait que quand on se trouve sur l'une des plages, on ne peut pas voir l'autre. Le hasard a fait que, bien que mon appartement se trouve pile entre Copacabana et Ipanema, je suis toujours descendu à Copacabana.

Or c'est à Ipanema que vivent les vagues.

J'ai passé environ une heure à Ipanema, fasciné par le ballet des surfeurs et le paysage de carte postale qui se dressait devant moi. Et pendant quelques minutes, j'ai eu une impression étrange, un sentiment de bonheur et de tranquilité à l'idée de me trouver pour une longue période dans un endroit où on se trouve habituellement pour des courtes vacances.

Un peu comme de se trouver aux Caraïbes, et ravi par la beauté exotique du lieu, de se dire : bon, bah à raison de 52 week ends dans l'année, et de deux jours par week-end, ça va me faire quoi ? 3 mois de vacances ici ? Ca va, j'ai le temps d'en profiter...

Blasé, ravi, rincé par le soleil et les vagues, je suis rentré chez moi vers 16h, le ventre vide, mais la casserole prête pour mon premier gros plat de pâtes... Francis, si tu m'entends...

lundi 16 juillet 2007

Semaine 2 - Vendredi

Manque de pot, le pressing était fermé à 19h, quand j'ai voulu amener mes affaires trempées par la pluie d'hier à sécher.

Et plus un seul caleçon propre...

Que faire ?

C'est la question que je me posais quand, parti à la recherche d'un hypothétique pressing ouvert à cette heure, je suis passé devant devant un magasin style H&M...

J'ai donc remis ma lessive à plus tard, et je suis parti m'acheter un nouveau caleçon pour demain.


Sauf qu'acheter un caleçon n'est pas chose aisée, quand on sait que la majorité des brésiliens portent des slips. (Oui, comme les Italiens).

Du coup, le cours du caleçon est assez élevé, et sans atteindre les niveaux du boxer, le caleçon s'échange déjà à 3 ou 4 fois le prix du slip. Je suis resté une longue demi-heure perplexe dans le magasin, ne sachant pas s'il valait mieux investir dans un caleçon à 14,90, ou deux slips en promo à 9,90 les deux.

Finalement, je me suis dit que pour les sous-vêtements, il valait mieux privilégier la quantité à la qualité, que j'avais déjà plein de caleçons, et que le slips, ça ne peut pas être si mal, vu que tous les Brésiliens et et les Italiens en portent.

Mais clairement, je peux vous dire que c'est ridicule...

jeudi 12 juillet 2007

Semaine 2 - Jeudi

J'ai toujours cru que les saisons étaient dues au fait que la Terre se trouve plus ou moins proche du Soleil au cours de l'année.

Depuis que je sais que les saisons sont inversées dans l'hémishère sud, je me dit qu'il n'en est rien : les saisons ne pourraient pas être inversées si elles n'étaient dues qu'à la proximité ou l'éloignement Terre-Soleil.

De mes investigation sur Wikipédia, il ressort que les saisons sont en réalité dues à l'inclinaison de la Terre sur son axe, et que la distance Terre-Soleil ne joue pas, car elle ne varie que de +/- 1,6%. Sur Mars, en revanche, ou cette distance varie de 20%, on n'assiterait pas à l'inversion des saisons lors du changement d'hémisphère.

A la réflexion, j'ai tendance à penser qu'en l'état actuel des choses, on n'assiterait de toute manière pas à quoi que ce soit sur Mars pour la vingtaine de raisons qui font que la vie humaine n'y est pas possible dans les conditions habituelles de confort.

Quoi qu'il en soit, les saisons sont bel et bien inversées ici, et si la suave douceur des températures de la semaine dernière m'a laissé croire le contraire, la journée d'hier m'a positivement detrompé.

Voire detrempé.

J'avais en effet fait l'acquisition la veille (c'est-à-dire lundi -vous me suivez ?) d'une magnifique bassine dans laquelle je me proposais de faire ma lessive hebdomadaire. Lessive fût faite le soir même, et mise à sécher sur le balcon.

Mardi matin, n'étant pas tout à fait sèche, je l'ai laissée reposer de tout son gré et je suis parti au boulot. Ce fut justement ce jour-là que Mère Nature décida de se rappeler aux bons souvenirs de tous les Cariocas, avec une petite pluie de derrière les fagots qui ramena ma lessive à la case départ.

Je vous passe les détails, le fait que je me suis poutré le genou en la retrant précipitament le soir, etc... La situation est dramatique car je n'ai plus un seul caleçon propre.

Ce soir, j'ai donc decidé de prendre ma lessive et de lui faire découvrir Rio, et plus precisément le pressing du coin. J'espère simplement que ces dames du pressing ne vont pas me la facturer au kilo, comme elles le font normalement, car étant donné qu'elle est déjà mouillée, elle pèse au moins trois fois son poids.

Promis, demain je vous tiendrai au courant de l'évolution de ce sujet grave.

mardi 10 juillet 2007

Semaine 2 - Mardi

A Rio, il y a plein d'options de restauration alternative. Parmis les plus répandues, nous pouvons citer les "lanchonetes", dont l'étymologie remonte à "lanche", c'est à dire, "le goûter", ou "le quatre-heures", en portugais.

Les plus futés d'entre vous auront remarqué l'astucieuse translitération de l'anglais "lunch".

Concrètement, la Lanchonete serait l'équivalent du Kebab : On y trouve de la nourriture grasse en abondance et pour pas cher, ainsi que des jus de fruits tropicaux pour se donner bonne conscience.

Au délà de la lanchonette, et sur un mode plus itinérant, on peut trouver dans les rues toutes sortes de petites barraques montées sur roulettes et abritant une bouteille de gaz et un brûleur, ce qui permet la confection de pop-corn, churros, barbe à papa, brochettes de viandes, j'en passe, et des meilleures.

Il va s'en dire que le client de passage fait courrir à son estomac un risque inversement proportionnel au montant moyen qu'il investit dans ce genre de nouritures.

Pour ma part, je me suis fait récemment surprendre par un concept que je ne connaissais pas : le "dogão".

Le dogão a élu résidence dans la station-service du coin. Fruit de l'union entre un tirroir où sont rangés des morceaux de pains et d'une machine qui fait lentement griller des saucisses, le dogão permet, vous l'aurez deviné, la confection de hot-dogs.

Le distributeur de ketchup / moutarde / mayo est le compagnon inséparable du dogão, et moyenant le paiement de 3 réais 90, ce pur produit de l'inventivité gastronomique américaine peut se retrouver dans votre ventre.

Séduit par l'aspect résolument moderne de l'engin, j'ai decidé de tenter l'aventure, bien qu'il soit 9h30 du matin, et que j'ai déjà pris un petit-dèj. Après m'être acquitté de mes 3 reais 90 à la caisse de la station, je suis allé me constituer mon propre dogão ketchup/moutarde/mayo.

Et le soir même, j'étais au plus mal. Le dogão a vite fait de reprendre le chemin inverse par lequel il était arrivé dans mon ventre.

Je sais désormais à quoi m'en tenir.

lundi 9 juillet 2007

Fin de semaine 1 - Paintball, plage, etc...

Samedi, nous sommes allé nous faire un petit paintball avec les gens de la boite. Encore une activité organisée par Marcio (cf mon post précédent).

Quelques photos de l'évenement :


Le terrain était une sorte d'hotel abandonné, très Counter-Strike, et hyper stressant

















































(Je suis tout en haut à gauche, en vert)
C'était vraiment ouf, super réaliste.

Dimanche, plage d'Ipanema, géniale, avec d'énormes vagues.
Un petit kart serait encours d'organisation pour la semaine prochaine

Bon, je retourne au boulot...

Jour 4 - Le retour du Jeudi

Ce jeudi, après le boulot, on a decidé d'aller boire un verre.

Enfin, on, à la base, c'est surtout Marcio, un mec super sympa d'ici. Pendant la pause déjeuner, il avait réussi à motiver 5 ou 6 personnes, dont votre serviteur, pour aller se prendre quelques bière dans un "bar super sympa"...

Nous partons donc tous les deux dans sa caisse vers 18h, et nous nous arretons à la première station service pour prendre de l'essence. Au moment de descendre de la voiture, il me demande :

- Tu veux une ice ?
- ??
- Tu veux une ice ?
- Une quoi ? (Il veut acheter des glaçons ou quoi ?)
- Une Smirnoff Ice.
- Ah oui ! Carrément !

Je me dit que déciment, ce mec est super sympa. Il va m'offrir une Smirnoff alors
qu'il ne peut même pas boire, puisqu'il conduit.

Deux minutes plus tard il revient sans avoir pris d'essence - elle est trop chère ici, on en prendra à la prochaine station - mais avec deux Smirnoff Ice.

Visiblement, la prevention routière n'est pas encore passée par ici.

Nous trinquons, il cale sa bouteille entre ses genoux, démarre la voiture, et nous voila partis... Au feu rouge, hop, une petite gorgée... Je n'ose mêmepas imaginer la tronche du flic français qui voit ça...

Bon, nous n'avons toujours pas d'essence. Finalement, il trouve une station dont les prix lui semblent plus intéressants, descend, et me demande :

- Tu veux une ice ?

Bref, nous arrivons donc dans son bar super sympa, non sans avoir récupéré sa copine et quelques Smirnoff en route, et je dois avouer que son bar est vraiment super sympa.

Et le vendredi matin, il était clair que le jeudi était de retour...

jeudi 5 juillet 2007

Jour 3

Tout au long de cette semaine, je suis allé découvrir comment les gens travaillent ici (comprenez, je suis allé les faire chier pour qu'ils m'expliquent ce qu'ils sont en train de faire).

De mes investigations, il est ressorti qu'il y a une trentaine de personnes réparties en 6 pôles :

  • L'équipe commerciale, qui vend les compétences des autres pôles
  • L'équipe de gestion de campagnes de pub sur Google
  • L'équipe de gestion de campagnes de pub sur le réseau de sites "premium"
  • L'équipe de gestion de campagnes de pub sur le réseau de sites "affilio", plus large
  • Le pôle publishing (création de campagnes de pubs, marketing viral)
  • Et enfin l'administration
Et justement, je discutais avec l'un des trois mecs du pôle publishing, qui me parlait de la dernière campagne de marketing viral qu'ils ont fait.

Il s'agissait de faire connaître les services du "Sanctuaire Notre-Dame-de-Machin-Chose".

Je ne me souviens hélas plus de qu'elle sainte il s'agissait au juste, car il y a un paquet de saints et saintes ici, et non des moindres. Ils ont même une Notre-Dame-de-Copacabana.

Mais de quels services un "sanctuaire" peut bien disposer ?


Et bien, le sanctuaire en question dispose d'un portail de téléchargement de sonneries polyphoniques et de fond d'écrans pour téléphone portable... Non, vous ne rêvez pas, on peut bel et bien avoir le "Gloire à toi Seigneur" en sonnerie, et le fond d'écran "Oui, je suis catholique" ci-contre.





Ca laisse rêveur...

Jour 2

Il est temps que je vous plante un peu le décor du boulot.

Nous travaillons dans une grande maison, à Urca, un quartier chic et très sûr de Rio.

Que ce soit Gilson (cf mon premier post), ou le chauffeur du taxi, tout le monde m'a prévenu : "tu verra, Urca est un quartier sûr." Pourquoi ? Parcequ' Urca, comme vous pouvez le constater par vous-même sur Google Maps, est encadré sur 3 cotés par des colines escarpées, et l'océan. Il n'y a donc qu'une seule façon d'y entrer ou d'en sortir... En plus, il y a une base militaire à coté, avec tout plein de petits militaires à l'intérieur, inutile de dire que ça ne rigole pas.

Nous travaillons tous dans une maison, donc, ce qui est très sympa. Et qui dit maison, dit cuisine. Donc cuisinière. Donc bouffe sur place tous les midis.

Et ça, ça fait plaisir.

La bouffe brésilienne est simple, composée essentiellement de 4 féculents et 2 viandes. Coté féculents, j'ai nommé le riz, le haricot noir, la purée de pomme de terre, et les pates. Coté viandes, c'est soit boeuf, soit poulet.

Il est interessant de constater qu'on ne trouve pas de trace de pomme de terre sous d'autre formes que la purée au Brésil, mis à part bien sûr les frites (que l'on trouve au Macdo et autres fast-food) et les chips.

Tout cela fait que je mange à ma faim, mais que j'ai un peu peur de grossir. J'ai donc decidé de me nourrir le soir exclusivement de légumes frais.

Jour 1

Bon, qu'une chose soit claire : Je n'ai pas de photos.

D'une, tout ce qui est electronique coute hyper cher ici, parcequ'il y a des taxes à l'importation monstrueuses. De deux, prendre des photos est le meilleur moyen de passer pour un touriste et de se faire braquer. Donc il va falloir s'en passer pour le moment.

Continuons mon périple.

Après avoir débarqué à l'aéroport de Rio, et roumainement obtenu 20 euros d'un touriste pour prendre un taxi, je suis arrivé vers 6h45 du matin dans le studio que me prête Julien, mon boss, le temps que je trouve un appart.

Là-bas, un petit mot de Julien m'attendait, pour m'annoncer gentiment qu'il passait me prendre à 7h, autrement dit dans 15 minutes, pour aller au boulot. Niveau efficacité, on approche largement les teutons, mais ça me plait.

Mais 7h, c'est pas un peu tôt pour aller au bureau ?

Non, c'est juste le lundi, m'explique-t-il, car c'est le jour de la scéance de Yoga hebdomadaire, qui commence à 7h30...

Ok...

mercredi 4 juillet 2007

Jour 0 - La suite

Reprenons donc.

Je suis arrivé à l'aéroport de Rio à 5h25 du matin, heure locale, et après avoir fait la queue une bonne demi-heure devant le tapis à bagages, j'ai enfin pu récupérer mes biens.

Deuxième étape, cruciale : le distributeurs à billet. J'ai en effet oublié de prendre de l'argent avant de partir, en raison d'adieux prolongés avec une belette de ma connaissance. Résultat : ma carte bleue ne marche dans aucune des machines de l'aéroport... Me voila fort aise pour payer le taxi.

Je retourne donc vers l'arrivée des passagers, en espérant croiser mon ami Gilson qui m'avait déjà proposé de me prêter de l'argent au cas où ma carte ne marcherait pas. Manque de pot, il a déjà dû retrouver sa petite copine de Rio, et à l'heure qu'il est Dieu sait à quoi ils peuvent bien être en train de se livrer.

Je sympathise donc avec un groupe de touristes français qui viennent passer une semaine à Rio, et en bon Roumain, je leur raconte mon histoire et leur demande de me preter 20 euros. Que mon généreux donateur soit remercié. J'ai d'ores et déjà demandé à mon frère resté à Paris de lui envoyer un chèque d'un montant équivalent à son domicile.

Me voilà donc sauvé, je saute dans un taxi, et direction le studio que mon boss me prête en attendant de trouver un appart.

A ce propos, si vous vous voulez prendre un taxi à Rio, sachez qu'il en existe deux espèces : les taxis jaunes, et les autres. La différence fondamentale, outre la couleur, tient au fait que les autres sont deux fois plus cher. Intrigué, je demande à mon chauffeur la raison d'un tel écart.

Et bien, me raconte-t-il, ça remonte aux années 80. A cette époque, la plupart des taxis étaient de Coccinnelle, ou des Brasilia (une voiture équivalente à la R5, produite par Volkswagen exclusivement pour le marché brésilien). Du coup, certains conducteurs de taxi, qui avaient des voitures plus récentes, et plus confortables, avec la climatisation, etc.., ont décidé d'instaurer un second tarif, plus cher. Aujourd'hui, bien sûr, toutes les voitures ont la clim, et sont équivalentes en termes deconfort. Mais les deux tarifs sont restés...

- Et ils arrivent quand même à avoir des clients, bien qu'ils soient deux fois plus chers ?

- Bah oui, les touristes qui ne sont pas au courant...

Pause goûter

La rédaction du billet précedent a été interrompue par la cuisinière, qui est passée de pièce en pièce pour annoncer qu'il y avait du gateau de prêt.

Rapide comme un castor, je me suis rué vers la cuisine, suivi par tous les employés de la boite, pour déguster un fameux gâteau à la carotte et au chocolat.

Excellent pour la productivité au bureau.

Jour 0 - From Paris to Rio de Janeiro

Mon trajet en avion fut assez épique, à coté d'un Brésilien complètement Lavigesque, qui travaille "dans le batiment" en France, qui a une femme et deux enfants à Paris, et 3 ou 4 copines, dont 2 au Brésil et une à Cergy, et toutes les combines pour avoir ce que tu veux.

Morceaux choisis :

- Ouais, je vais à Rio pour 4 jours. Je suis en train de faire construire ma nouvelle maison, à Buzios (le St. Tropez local), mec, dès qu'elle sera terminée, appelle-moi, passe me voir. D'ailleurs si t'as besoin de quoi que ce soit, appelle-moi. Tiens, si tu veux passer ton permis de conduire, j'ai un de mes oncles qui travaille au ministère des transports, il peut te trouver un permis sans problème. Tu sais conduire ?

- Euh, non.

-Ah, dans ce cas, en effet, il vaut peut-être mieux que t'ailles à l'auto-école.

(...)

- Ouais, les français sont un peu fermés, un peu relous parfois. Putain, tout le monde me fait chier dans mon immeuble, sous pretexte que je met la musique un peu fort, et que ma femme crie au lit. Mais merde, c'est pas ma faute, elle aime crier quand je la nique. Alors, si je peux même plus niquer tranquillement chez moi...

(...)

- Ouais, j'ai hate d'arriver à Rio, ya ma copine qui m'attend là bas, putain, ça fait 6 mois que je l'ai pas vue, je vais lui mettre son putain de tarif.

- Et tu penses pas qu'elle t'a largement cocufié, pendant tout ce temps ?

- Bah justement, en arrivant, je vais lui faire le cul direct, et je verrai bien s'il s'est élargi !
J'aime trop lui faire le cul, au début, elle voulait pas trop, mais maintenant, elle me demande tout le temps : "Gilson, tu peux me faire le cul ?"

Bref ! Autant vous dire que je me suis bien marré... Il a a l'air un peu grossier comme ça, mais je peux vous assurer que Gilson est quelqu'un d'adorable, prêt à rendre service, absolument sincère dans sa démarche pour m'aider à avoir mon permis de conduire, et qui a beaucoup de mérites. Peut-être juste un brin macho...