jeudi 29 novembre 2007

Daft Bodies

Petit divertissement pour vous qui vous ennuyez au boulot : Daft Bodies !

Une super idée, et l'occasion de réentendre cet incroyable son des Daft Punk:



Et si vous ne l'avez toujours pas fait, téléchargez ou achetez leur nouvel album, sorti la semaine dernière. Le live du 14 juin à Bercy. Fantastique !

mercredi 28 novembre 2007

L'élite de la troupe.


Le texte qui va suivre est ma traduction d'un chapitre du livre "L'élite de la troupe", paru en mai 2006 au Brésil. Ce livre, qui a par la suite donné lieu à un film : "Tropa de Elite", sorti en novembre 2007, raconte le quotidien du BOPE, le Bataillon des Opération Spéciales de Rio de Janeiro.

Ces soldats, équivalent brésilien des CRS ou du GIGN, ont pour mission de préserver l'ordre dans les favelas de Rio. Leur mot d'ordre est simple : "entrer dans les favelas, et laisser des corps à terre". Ils n'ont aucune pitié, n'hésitent pas à user de la torture, mais ont une caractéristique unique, qui les à rendu célèbres: ils sont absolument incorruptibles.

Grâce au film, ils sont sortis de l'ombre, et une grande partie des brésiliens les admirent, malgré leurs exactions, car ils semblent être les garants impitoyables de l'ordre et d'une certaine forme de justice sauvage.

Voici donc un des chapitres du livre. Si cela vous a plu, je vous en livrerait d'autres. Chacun d'entre eux se lit comme une petite histoire, racontée par un ex-commandant du BOPE.


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Deux étages

Le sergent Nestor et le soldat Amparo descendaient la rue principale de la favela Conceição, dans le quartier ouest de Rio de Janeiro. Le reste de l’équipe avait déjà quitté les lieux, transportant un volumineux lot d’armes illégales trouvées lors de l’opération du soir. Comme après chaque incursion forte du BOPE n’ayant fait aucun prisonnier ou tué, les habitants de la favela semblaient aussi calmes et apaisés que sur une carte postale. Tout le monde savait que les bandits se tiendraient à distance pendant un certain temps. Le jour se levait, et les gens sortaient de leurs maisons précaires pour aller travailler dans le centre-ville.

Avec le sentiment de la mission accomplie, Nestor et Amparo ne pensaient qu’au café au lait, aux toasts, et au sommeil des justes qui les attendaient chez eux. Ce fut alors qu’ils sentirent qu’il y avait quelque chose de suspect dans la démarche de deux jeunes hommes. Ils décidèrent de les fouiller, histoire d’en avoir le cœur net. Ils s’agissait de deux frères. L’un deux portait un flingue et jurait qu’il n’était pas un trafiquant de drogues.

— J’suis pas du mouvement, M’sieur. J’suis juste un pickpocket. J’ai pas d’autres armes.

Il promettait ne rien savoir des armes utilisées par les trafiquants. Amparo a insisté : — Ou bien tu nous donne les pièces gentiment, ou bien tu vas en taule. Le type était terrifié. Il savait parfaitement qu’on ne rigole pas avec le BOPE, mais d’un autre coté, s’il donnait les armes, il n’échapperait pas à ses comparses qui lui feraient la peau, en prison ou dans la favela. Il serait traité comme une balance. Il résistait donc, niait, et jurait qu’il n’était qu’un petit voleur de merde, et qu’il n’avait pas d’autre arme. Son frère tremblait et tentait d’appuyer ses dires.

Nestor a décidé d’aller fouiller chez eux. — On va voir si vous allez donner les pièces ou pas. Où-est-ce que vous habitez ? On y va. Ils montèrent une ruelle sinueuse et entrèrent dans une petite maison de deux étages. Au rez-de-chaussée se trouvaient le salon et la cuisine, étroits, sombres, et séparés par un rideau crasseux. Le frigidaire était dans le salon, à coté de la télé, par manque de place dans la cuisine. Un canapé déchiré et une chaise complétaient le décor.

Un des deux frères n’arrêtait pas de répéter que leur mère était malade. Un accident cardio-vasculaire l’avait laissée paraplégique. Elle passait les journées dans sa chambre, à l’étage, et mourrait si elle apprenait que ses fils avaient des problèmes avec la police. Nestor, paternel et compréhensif, faisait le flic gentil : — Si vous nous donnez les armes, il ne vous arrivera rien. Un grincement de porte se fit entendre. — Qui est la ? La voix de femme venait de l’étage. L’histoire de la mère malade était probablement vraie.

— C’est nous, m’man. T’inquiète pas. Les policiers sont juste venus voir s’il y avait un problème ici. Ce fut le type au flingue qui parla, sans doute l’ainé des deux. — Restez en haut, madame, nous ne voulons rien avec vous - ajouta Nestor. — Maintenant, arrêtez vos conneries et donnez-nous les flingues. Vous les avez cachés où ?

Amparo jouait le méchant flic. — Allez putain, j’ai pas toute la matinée, merde. Et il envoya un direct du droit dans la gueule du plus jeune. — Putain, m’sieur, ne nous frappez pas, j’vous dit qu’ya pas d’armes. La seule arme c’était le pistolet. J’vous dit la vérité. — Fais pas chier, répondit Amparo avec un coup de pied dans le genou du type, qui se mit à pleurer. — J’ai pas d’armes, merde.

La femme criait depuis l’étage : — Ce sont de bons garçons, travailleurs. Notre famille est honnête. Il n’y a pas d’armes chez nous. Laissez-les en paix. — Ta gueule, te mêle pas de ça ! répondit Amparo. — Allez, file-nous les armes, putain de merde. File-les nous, ou j’ t’éclates ta tête ici même. — Ne tirez pas, pour l’amour de Dieu. Ce sont mes fils. Seigneur Jésus Christ. La femme est devenue hystérique. Ca n’a pas facilité les choses. Les prières ne facilitent jamais les choses, bien au contraire. Les cris suppliants de la femme ont rendu Amparo dingue. Il a réagi sur le même ton, en vociférant comme le Dieu du premier testament : — Ferme ta gueule, sale pute. Il a pointé son fusil-mitrailleur vers la colonne en béton qui soutenait l’escalier, et a tiré, pour effrayer les frères et leur mère, et rétablir l’ordre dans le salon.

Mais par une de ces étranges volontés du hasard, la balle a ricoché sur la colonne et a fini sa course dans la nuque du plus jeunes des frères, qui était en train de pleurer. Ce fût une explosion de sang, qui injecta de l’adrénaline dans la situation, accéléra le temps, augmenta le volume des cris de la mère, et paralysa le frère ainé. — Mes fils, mes fils, qui a tiré ? Pour l’amour de Dieu. La femme faisait entendre à présent des cris stridents, pressentant le pire.

—C’est bon ! Les flingues sont dans la cuve à eau, sur le toit, s’écria le survivant. —C’est trop tard, maintenant ! Putain de merde ! Comment on fait, nous maintenant ? Amparo savait qu’il n’y avait pas de solution. Il a donc continué a tirer, suivi par Nestor. Le jeune homme courait à travers la cuisine et le salon, comme un dinde ivre une veille de Noël. Il implorait, criait, grimpait sur l’évier, glissait derrière le canapé, poussait la télé, et les bruits se mêlaient aux cris de la femme, à l’étage, qui suivait la scène à l’oreille. Il semblait incroyable qu’il fut nécessaire autant de tirs dans un si petit espace. Une genèse et un apocalypse entre quatre murs, criblés de sang, d’os, de morceaux de verre, de bouts de tissu, et de débris de plâtre. Des images diluées dans la poussière et l’odeur de poudre et de chair brûlée. Finalement, le garçon est tombé, agrippé au rideau, les yeux écarquillés.

Quand Nestor et Amparo ont refermé la porte, on n’entendait plus que la mère. Une erreur en amène une autre. Dans ce cas, un coup de malchance les avait forcé à prendre une décision indésirable : cela n’aurait eu aucun sens de laisser un témoin en vie. La femme avait été épargnée car elle n’avait rien vu. Parfois, ce sont nous ou eux. Nous ne faisons pas toujours ce qui serait juste, ou ce que nous aimerions faire. Et le résultat n’en est pas toujours meilleur. Ne pensez pas que Nestor et Amparo soient des montres cruels. Je suis sûr qu’ils ont souffert de cette boucherie. Qu’ils ont fait des cauchemars. Et qu’ils ont pris des pilules pour dormir, le soir.

Mais on finit par s’y habituer.

mardi 27 novembre 2007

Désolé !

Désolé, pour ce manque de mises à jour... Pas trop le temps... Mais promis, demain, je vais écrire un article sur les façons dont les policier reglent les conflits, de ce coté de l'atlantique...

Ca vaut le détour !

Je vous donne donc rendez-vous demain (c'est à dire aujourd'hui, si vous lisez ça mercredi) à 21h heure de Rio ici, soit minuit à Paris :)

Bisous

vendredi 16 novembre 2007

La vie est belle, les oiseaux chantent, etc., etc.

Il est 22h.

Il pleut.

J'ai perdu mon téléphone portable. Il a du bêtement tomber de ma poche dans le taxi que j'ai pris pour venir ici.

Plus tôt dans la journée, je suis allé voir un dentiste, qui m'a annoncé que j'avais 9 caries, plus du tartre un peu partout.

Pour un homme qui a 32 dents, ça fait quand même 28% de dents cariées... Et à 30 reais par carie, 270 reais de traitement, plus 60 pour le nettoyage... Bon, laissons tomber, la santé n'a pas de prix, et le Brésil, pas de Sécu.

L'ironie du sort est que je me suis rendu compte que j'avais perdu mon portable quand j'ai voulu appeler ma dentiste, pour annuler mon rendez-vous de demain. J'ai bien envie de consulter un autre dentiste avant de me faire extorquer 340 reais.

Putain.

Il est 22h05

Il pleut toujours

J'ai vraiment perdu mon portable. Mais ce n'est pas grave. Je l'ai déjà fait bloquer. Et puis c'était un portable à cartes, pas à forfait. Et puis c'était le moins cher. Et puis ma mère va me rapporter mon ancien portable de France.

Dans le fond, tout va bien. J'aurais pu perdre mon portefeuille aussi. J'avais 200 reais dedans.

Tu me diras, j'aurais aussi pu ne pas perdre mon portable.

Il est 22h10

Il pleut toujours

Je crois que ça me rend dingue, cette pluie. J'aimerias qu'il pleuve des portables, et ne pas avoir de caries. Je n'en ait jamais eu. Sans doute parceque je ne suis quasiment jamais allé chez le dentiste.

J'en vois déjà qui se disent : "pauvre Rourou, seul à Rio, sans téléphone, et avec des dents pourries de partout. "

Bah...

Je ne suis pas le plus à plaindre.

Chienne de vie.

Chouette journée !

mercredi 14 novembre 2007

Avertissement !


Le post ci-dessous est long.

J'ai essayé de l'écrire sous forme d'une mini-nouvelle. Tous les détails sont véridiques, mais j'ai essayé d'adopter un style plus littéraire. Si vous n'avez rien à faire, prennez le temps de le lire, si ça vous amuse.

Sinon, ne vous embêtez pas à le lire rapidement et en diagonale, ça ne vous apprendra rien de bien intéressant... A part que j'aime les chats :)

Bisous à tous

Première leçon de code de la route

Il pleuvait un petit peu, ce soir là. Il avait plu toute la journée, inondant les rues et les trottoirs, forçant les piétons à faire de grands détour pour trouver des chemins praticables au travers des flaques et de la boue.

Je suis arrivé devant la porte de la Auto-Escola Fontenele vers 18h30. Une salle minuscule, basse de plafond, entièrement occupée par un canapé à gauche, et un bureau encombré d'un ordinateur à droite. A coté du bureau, un étroit escalier en colimaçon permet d'accéder à l'étage supérieur, où se déroulent les cours.

Au bureau se tient une jeune femme, qui semble s'ennuyer ferme. Une odeur d'encens flotte dans l'air. Je referme la porte coulissante derrière moi, et, affichant mon meilleur sourire, je lui dis tout de go que j'aimerais m'inscrire.

- Tu sais comment ça marche ?

Je le sais. Je suis passé il y a quelques semaines, et Denise, la patronne, m'avait tout noté sur un bout de papier. Mais j'ai certainement perdu le papier, et par politesse, je lui répond que je ne sais pas trop.

Elle ouvre un tiroir, et en sort un stylo bic ainsi qu'un prospectus faisant la réclame de l'auto-école. Au verso, elle se met à écrire. Tout d'abord le prix : 350 reais. C'est la promotion, ajoute-t-elle. Puis elle énonce les conditions de payement, tout en les écrivant au fur-et-à-mesure sur le petit papier. Tu peux payer en deux fois 190 reais, ou en 3 fois 145 reais. Elle continue méthodiquement. Il faut ajouter le prix de l'examen médical, 106 reais, et le prix de l'examen de conduite, 120 reais, mais tu ne les payera que le moment venu.

Sa tête est penché au-dessus de son stylo, et elle continue d'écrire, l'air très appliquée. Elle n'est pas vraiment jolie, mais j'ai une vision grand-angle sur son décolleté. Toujours par politesse, j'écoute attentivement. Il faut prendre 30 heures de cours théoriques, pour le code, et 15 leçons de conduite de 2 heures. Les cours ont lieu à partir de 18h, du lundi au jeudi. Et si j'arrive en retard ? Ce n'est pas très grave. Et si je ne peux pas venir les mardis et les jeudis ? Ce n'est pas très grave non plus.

Elle baisse la voix et ajoute : tu comprend, il suffit que tu signe la liste de présence le jour d'après. Comme ça, on pourra dire que t'a bien fait tes heures. Mais ne le dis pas au DETRAN, hein. S'ils l'apprennent, ils nous retirent notre license, direct. Alors moi, je veux t'aider, mais tu dois m'aider aussi... Je la rassure. C'est promis, je ne dirai rien au DETRAN. Il ne reste plus qu'à payer. Je lui annonce que je vais choisir la formule en deux fois, mais il faut d'abord que j'aille retirer l'argent à la banque.

Je prend mon parapluie qui trainait par terre, et quitte la boutique minuscule. Dehors, il fait déjà nuit, et la pluie a augmenté. Je parcours rapidement les 30 mètres qui me séparent de l'agence du Banco do Brasil. Sur le chemin, je passe devant le centre commercial Botafogo. 6 ou 7 vendeurs ambulants sont alignés devant la sortie, essayant de refourguer des parapluies aux gens qui quittent le centre. L'un d'entre eux, une vieille femme édentée, me demande si j'ai besoin d'un parapluie. Je lui répond gentiment que j'en ait déjà un, et même que je m'en sers en ce moment même, comme elle peut le voir. Elle me fait un grand sourire, l'air de dire "on peut toujours essayer". Je crois bien qu'elle aurait aimé que je lui en achète un.

Finalement, j'atteins l'agence, et retire l'argent. Sur le chemin du retour je compte mentalement. 2 fois 190 reais font 380 reais, soit 30 de plus que si je payais comptant. 30 divisé par 350 ? 3 divisé par 35 ? Ca fait moins de 10% de "taux d'intérêt"... Ca va... Il y a pire.

Le temps d'effectuer toutes ces considérations, je suis déjà en bas de l'immeuble, à l'intérieur duquel se trouve l'auto-école. Une jeune fille ouvre la grille, à l'instant où je m'appretais à sonner. Elle tient contre sa poitrine un jeune chat tigré, qui à l'air plutôt calme, malgré les bruits de la rue. Ce qu'elle va foutre dehors avec son chat sous cette pluie me dépasse. Le chat aussi, visiblement. Il n'a peut-être pas encore compris qu'il était en train de pleuvoir.

De retour dans la boutique, je me sens obligé d'annoncer : me revoilà ! Pour faire bonne mesure, j'ajoute un mot contre la pluie. Il est toujours de bon ton de se plaindre. Elle n'en a visiblmement rien à foutre, et se contente de murmurer une réponse quelconque. Elle sort un bloc à factures, et entreprend d'écrire, en toutes lettres, le montant. Cent-quatre-ving-dix-reais, et pas un centime de plus. Pendant qu'elle effectue cette opération laborieuse, je remplis une petite fiche avec mes coordonnées.

Ces formalités effectuées, elle me remet mon livre de code, et m'explique que chaque chapitre correspond à une leçon. Magnifique, je vais étudier tout ça à la maison. Elle me propose ensuite de signer la feuille de présence. Comme ça, ça te fera déjà 2h pour ajourd'hui...

Ok, c'est donc comme ça que ça fonctionne. Je signe. Je suis le troisième sur la liste, aujourd'hui. Les deux autres doivent être à l'étage du dessus. Tout est bon ? Parfait, je repasserai mercredi alors, pour ma deuxième leçon.

Je ramasse mon parapluie, qui traine une fois de plus par terre, une flaque d'eau à ses cotés, referme méthodiquement la porte coulissante de la boutique, et quitte l'immeuble.

Dehors, il pleut toujours...



mercredi 7 novembre 2007

C'est la course !

Vous connaissez tous, j'imagine, Facebook.

Au Brésil, depuis environ 2 ans, tous le monde, mais quand je dis tout le monde, c'est absolument tout le monde, se sert d'Orkut.

Orkut, c'est le Facebook du pauvre. Créé par un employé de Google à ses heures perdues, Orkut a environ 3 fonctions : poster des photos, envoyer des messages, et participer à des groupes.

Point.

Quand on connait tout le coté fun des applis Facebook, on se demande comment une saloperie pareille peut marcher...

Et pourtant, le succès au Brésil est tel qu'il y a des brésiliens qui n'ont même pas de mail. Orkut leur sert de messagerie. Il y a aussi des communautés "je déteste les brésiliens sur Orkut", car ils sont partout et ne parlent qu'en portugais... Les américains d'orkut se sentent bien seuls.

Une des raisons de ce succès est le fait que tout le monde peut voir le profil de tout le monde, contrairement à Facebook. Orkut est ainsi devenu un formidable outil de drague. Toutes les femmes et tous les hommes du brésil sont à portée de clic... Il suffit de se balader, regarder les photos, et envoyer des messages !

Bref, si les brésiliens ne peuvent plus vivre - et draguer - sans Orkut, le reste du monde a pour sa part décidé de laisser ce grand peuple vivre sa vie sur Orkut, pour se tourner vers des réseaux plus modernes, comme Facebook.

Du coup, Google a décidé qu'il était grand temps d'ajouter à Orkut les fonctionnalités de Facebook, autrement dit, la possibilité pour les développeurs de créer des applications...

Vous me suivez toujours ?

Donc, resumons la sitation : on a Facebook d'un coté, et l'exemple de plein d'applications qui ont un succès fou (Nicknames, SuperWall, Zombies, etc...)

De l'autre coté, on a Orkut, 10 million de brésiliens qui s'en servent, et le marché des applications débiles entièrement vierge, sur lequel tout le monde aura le droit d'entrer d'ici quelques semaines.

Conclusion : ON FONCE !!

Car dans ce jeu, le premier qui entre et qui arrive a diffuser son appli a gagné. La version Orkut de Nicknames et de Top Friends est sur le feu, plus bien sûr Dablink, et une appli genre "Mon équipe de foot est la meilleure"... Si nous sommes les premiers, et que nous arrivons à positionner nos applis parmis les plus utilisées sur Orkut, ce sera un très grand succès !

PS : Je viens à l'instant de recevoir un mail de Julien, que je ne résiste pas à vous retranscrire ici :


Julien a écrit :
> ok, excellent, on en parle vendredi.
>
> On va parler du budget que tu auras pour monter une equipe pour plancher
> la-dessus, et on va mettre la pression sur le recrutement.
>
> A+
>
>
>
>
> Em 07/11/2007, às 20:34, Gregory escreveu:
>
> 100% d'accord
> ça + nicknames qui est très simple et extrmeemnt virale + une appli pour
> montrer a quelle point ton équipe de foot est la meilleure (j'ai eu
> plein d'idées sur cella la, et pour le coup, elle serait plus originale)
>
>
>
> julien a écrit :
>> Ils font fait un gros coup de RP...
>> Mais si on peut se placer assez tot, je pense que ça vaut le coup de
>> suer maintenant.
>> L'application Top Friend est à répliquer de tte urgence: les
>> brésiliens ont 300, 400, 500 amis sur leur profil Orkut. Il leu faut
>> une app pour mettre en avant leurs meilleurs amis!
>> Qu'en penses-tu ?
>>
>> From: Gregory
>> Date: Wed, 07 Nov 2007 20:25:04 To:julien
>> Subject: Re: Res: Re: Fwd:
>>
>> Putain, OpenSocial, c'est la misère, ya des bugs dans tous les sens,
>> leurs exemples ne marchent pas, et ya à peu près 0 documentation...
>> Les mecs chez Google ont vraiment releasé ça à l'arrache...
>> Tu me dira, ça fait des barrières à l'entrée pour les autres...
>> Faudrait juste qu'on arrive à rentrer nous mêmes...

dimanche 4 novembre 2007

Pedra da Gavea

Tu vois cette colline, Rodrigo ?


Oui Rodrigo, la colline de gauche. C'est la Pedra da Gávea. Nous allons aller au sommet. Oui, même toi, Rodrigo.

C'est arrivé près de chez vous. Samedi dernier, j'ai proposé à Sarah et à Charles d'aller grimper en haut de la pedra da Gavea, la plus haute colline du coin. 860 mètres de haut, et 1600 mètres de chemin à parcourir, à travers la forêt atlantique.

La montée et relativement tranquille, et se déroule en quatre étapes. Une première étape de marche à travers la forêt. Une seconde étape d'escalade très simple, où l'on grimpe à travers des gros blocs rocheux, une troisème étape qui se déroule au soleil, à travers une végetation de type "garrigue tropicale", et enfin, la quatrième étape : 30 mètres d'escalade un peu plus difficile, et assez impressionante car effectuée sans corde, avec 800 mètres de vide dans le dos.

Finalement, nous sommes arrivés sains et saufs au sommet, après 3h de marche, soit une demi-heure de retard sur le temps normal, et deux heures de retard sur Julien qui le fait en courant.

Découvons le sommet ensembles :



Tout au fond, c'est Rio. La plage en bas, São Conrado, banlieue de Rio. Et l'étendue grise au centre, accostée à la colline, c'est Rocinha, le plus grand bidonville d'Amérique du Sud.

Détail de São Conrado. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Sarah au téléphone, la tête dans les nuages
Et Charles, contemplant l'horizon...

La vue en haut est fantastique. Moins fantastique étaient nos réserves d'eau, puisqu'il ne nous restait que la moitié d'une petite bouteille pour la descente, sous la chaleur écrasante de midi.
Nous avons heureusement croisé une source d'eau fraiche et cristaline, sur le chemin du retour, et le reste s'est fait lentement mais sans encombre...

Si vous voulez voir plus en détail à quoi ressemble la montée, vous pouvez voir cette vidéo faite par deux guignols inconnus, mais avec de belles images. Décidement, il serait temps que j'apprenne à filmer et à faire des vidéos de mes explorations :)

http://youtube.com/watch?v=HUJWUXyYCtQ

jeudi 1 novembre 2007

Des nouvelles de dablink



Je vous avais parlé de dablink il y a quelques semaines sur ce blog.

Je suis fier de pouvoir vous annoncer que le projet suis joyeusement son cours. Nous avons franchi avant-hier la barre des 200 visiteurs par jour, et nous en avons eu aujourd'hui 270.

Je vous rassure tout de suite, c'est dérisoire. Un site a peu près connu peut avoir 10 000 visiteurs par jour.

Mais bon, c'est parti de zéro, et ça monte tout doucement, sans aucune pub, juste avec le bouche-à-oreille. Plus surprenant : certaines personnes ont posté le lien sur leur profil Orkut (l'équivalent de Facebook au Brésil). Autrement dit, le site rassemble déjà des utilisateurs-fans.

Quand à moi, je me régale en voyant les photos que les gens ont envoyé sur le site. C'est assez marrant de se dire que tous ces gens se servent de votre création. Nous avons défini avec Julien des grands plans pour augmenter le trafic sur le site depuis google (qui est déjà en première position sur certains mots-clés sur Google Brésil), et, si tout marche bien, ça va devenir assez gros...

C'est magique...
Faça o seu Blinky com o dablink.com.br
[Enfeite suas fotos!]

Dégradation des conditions de travail

Les gens se plaignent de plus en plus des conditions de travail par ici.

Le sujet récurrent des plaintes est le chant des oiseaux. Il y a dans les arbres alentours un modèle d'oiseau - je ne sais quelle version au juste - qui passe toute la sainte journée à siffler le même air.

Mais quand je dis le même air, c'est exactement le même, à tel point que je me suis mis à le siffler moi aussi. Certaines personnes ne peuvent plus le supporter, et parlent d'acheter un lance pierres.

D'autant plus qu'avec l'arrivée de l'été, c'est le retour des "cigarras", sorte de grillon qui fait un bruit d'alerte à la bombe, tous les jours, à partir de 18h.

Enfin, pour ajouter le désohnneur à l'humiliation, un petit singe s'est furtivement introduit aujourd'hui dans les locaux, s'aggripant aux plantes en pot et volant les téléphones portables, avant de s'échaper par le bureau de Julien....

La nature cherche visiblement à reprendre ses droits.

C'est la guerre !