Le marketing viral est souvent un bon moyen pour les agences de justifier leurs idées débiles. Le principe du marketing viral est en effet de faire une pub tellement cool ou décallée que les gens en parlent et se la transmettent (comme un petit virus, merci). Donc, beaucoup de petites agences s'exclament : "on va faire un truc complètement con, ça va faire marrer les gens, et on va appeler ça du viral".
En vrai, la clé du viral est d'avoir une idée. Une putain d'idée nouvelle. Et ça faisait un bout de temps que je n'avais pas vu une idée aussi innovante que celle-la :
http://tinyurl.com/26772l
Pour vous connecter :
login : gold
mot de passe : demo
Et surtout : mettez votre vrai numéro de portable, précédé du code du pays si vous n'êtes pas en France.
Pas de doute, le viral est au rendez-vous, il est impossible de ne pas montrer la pub à tous ses potes. A tel point que bien que la pub soit en français, ce sont les brésiliens de la boite qui me l'ont fait découvrir.
mercredi 12 décembre 2007
J'ai testé pour vous : une vraie campagne de marketing viral
mardi 11 décembre 2007
J'ai testé pour vous : une secte évangélique
Les amis, plus le temps file, et moins j'écris sur ce blog, semble-t-il.
Et pourtant, croyez-moi, ce ne sont pas les événements qui manquent, et il ne se passe pas une journée sans que je me dise "tiens, ça il faudrait que j'en parle".
C'est notament le cas quand je vais faire mes courses. Mon trajet me fait passer devant un immeuble étroit, enchassé entre deux batiments plus grands, et dont la porte d'entrée est ornée de ce panneau :
"Église Internationnale de la Grâce de Dieu"
Et, en sous-titre :
"Cultes les mardis et les jeudis, de 19h à 20h"
N'ayant pas souvent l'occasion de passer devant ce lieu entre 19h et 20h, je ne l'avais jamais vu ouvert jusqu'à jeudi dernier, quand, rentré plus tôt à la maison en prévision du pot de départ de Sarah et de sa pote Cécile, j'étais parti refaire mon stock de cachaça et de citrons verts.
Ainsi, donc, jeudi soir, 19h20, la mystérieuse porte de la non moins mystérieuse Église Internationnale de la Grâce de Dieu est grande ouverte, et deux jeunes femmes invintent les passants à entrer.
Une fois de plus, je me dis que ça ferait un bon sujet pour mon blog. J'hésite. Une des rabatteuses me repère, me tend un papier, et me pousse vers la porte. -Non, non, c'est pas trop tard, ça vient juste de commencer. Entre, tu verras... Pour vous, chers 3 lecteurs quotidiens, je franchis le seuil.
Devant moi, un escalier un peu raide m'amène à l'étage, ou se tiennent encore deux femmes. L'une d'elles me souhaite la bienvenue, me prend par la main, et me fais assoir à une place libre. Nous sommes environ 80 dans cette petite pièce, essentiellement des femmes de plus de 40 ans. Quelques hommes. Peu de jeunes. Toutes les couleurs.
Devant nous se tient le "pasteur". Très jeune, il parle dans un micro d'une voix douce. Il n'a rien d'un surexité. Le thème du jour est le barbeuc de dimanche prochain, ou l'on célèbrera la scène, mangera le corps, boira le sang et fera la fête, façon Jésus Christ et ses potes. Pour cela, bien sûr, on a besoin de vous. De vos dons. Si vous aimez Dieu, Dieu vous le rendra.
Mais bien sur, ajoute le pasteur, ce n'est pas obligatoire. Chacun donne ce qu'il veut. Conformément à son amour à Dieu. Et n'allez pas croire qu'en donnant, vous vous achetez la bénédiction divine. Non non non. Je serais en train de vous mentir. Dieu ne regarde pas le montant, au moment de vous absoudre ou non.
Bon, je vois le genre.
Aujourd'hui, apparement, c'était le jour de la remise de l'alliance et du sel sacré. Je vous passerai tout le tintouin du pasteur, mais on finit par nous remettre nos propres alliances, disponibles en 3 tailles. C'est gratuit, ajouta le pasteur. Encore heureux. En fait d'alliance, une rondelle de plastique transparent, façon anneau pour tringle à rideau de douche. Tristement comique.
Puis, la remise du sel sacré, dans de petites enveloppes. Les mêmes enveloppes que pour les dons, ajouta le pasteur. Nous en prîmes une pincée, priâmes en chantant bien fort. Des femmes entraient en transe et le pasteur hurlait au diable de s'en aller. Les autres demandait à Dieu de lui marcher sur la tête.
Sympa.
Finalement, le pasteur nous apprit que nous devions disposer ce sel chez nous, en priant pour je ne sais plus trop quoi. Sans doute pour la fin du mal dans le monde. Il ajouta que si on ne savait pas quoi faire des enveloppes, une fois vidées de leur sel, on pouvait toujours les renvoyer avec 50 reais dedans. Ou 20. Ou à la limite 10. Après, ce serait offenser Dieu.
Puis, s'ensuivit un prêche assez drôle, au cours du quel le pasteur nous annonça une bonne nouvelle :
"Maintenant, on a notre propre chaine de télé sur le câble. Et c'est que du direct. Qu'y-a-t-il de meilleur que de pouvoir regarder, chez soi, à n'importe quel moment, une prière en direct ? Je vous le demande. Mais pasteur, me demanderez-vous, toutes ces émisssion ne passent-t-elles pas déjà gratuitement sur la chaine hertzienne Bandeirantes ? Oui, mais sur notre chaîne, c'est les émissions en direct, mon fils. Parfois, sur Bandeirantes, ils doivent les éditer, les raccourcir. Nous, c'est les prières intégrales."
Finalement, le culte prit fin. On chanta une dernière fois, pria car c'était l'anniversaire du missionnaire R. R. Soares, 80 ans, qui a fondé l'église il y a 27 ans, et finalement, ce fut la fin.
Le pasteur avait demandé 4 fois de l'argent au cours du culte (pour le barbeuc, pour la télé, pour le sel, et pour la forme). La tête tournant, je finis par réussir à sortir, après avoir esquivé une petite vieille qui avait du mal à descendre les escalier.
Et c'est l'esprit tout plein de prières et de sel que je partis faire mes courses au supermarché à coté.
PS : je viens de me connecter sur le site de l'église. Celui-ci affiche une notice en grand : "Offre d'emploi - habitants de Rio de Janeiro avec de l'expérience en call-centers et vente de télé à câble, cliquez ici"
Apparement, la chaîne cablée se porte bien.
Si ça vous intéresse, vous pouvez toujours visiter l'antenne locale, à Paris. Ca ne s'appelle pas Eglise Internationale pour rien.
http://www.ongrace.com/france/
mercredi 5 décembre 2007
Belo Horizonte
Hop hop hop, je me suis motivé, dans le plus pur esprit Julien -trippe, trippe, TRIPPE- Lacaze, et je m'en vais donc vous conter mon week-end dernier.
Je me suis retrouvé plus ou moins par hasard à Belo Horizonte, troisième ville du Brésil après São Paulo et Rio, selon wikipédia, mais qui n'en demeure pas moins un trou paumé de 2 millions 500 mille habitants.
Un grand trou, j'en conviens, mais un trou quand même, avec tout le charme que cela suppose.
Ce que je suis allé faire a Belo-Horizonte est une longue histoire, mais pour le dire en peu de mots, je suis allé rencontrer un type de Brasilia dont on veut racheter le site (et accessoirement, l'embaucher dans la foulée). Lui même était à BH pour présenter son site dans le cadre d'une petite sauterie entre geeks sur le thème du Ruby on Rails, le dernier langage de programmation à la mode.
Donc, quand il m'a appris qu'il serait en train de faire cette conf à Belo-Horizonte, j'ai sauté sur l'occasion d'aller découvrir autre chose que Rio, et j'ai fort subtilement convaincu Julien zeBoss de me payer l'aller-retour.
A ma décharge, je ne savais pas, à ce moment-là de l'histoire, qu'il y aurait exactement la même conf avec ce même mec la semaine d'après à Rio. Ca, je ne l'ais appris qu'une fois sur place. (Julien, si tu m'entends :)
La conf était le samedi, de 9h a 19h. Histoire de faire les choses bien, je me suis pris un billet partant à 7h du matin, ce qui suppose d'être à l'aéroport à 6h, donc de partir de chez soi à 5h, donc, finalement, de ne pas se coucher du tout, ce que j'ai fais avec grand plaisir en compagnie de la charmante Sarah. Nous passâmes une excellente soirée dans un restau français extraordinaire, enchainames sur une boite où j'ai expliqué à la nana qui faisait DJ comment se servir d'une table de mixage (j'avais l'impression d'être de retour au BDE), et c'est dans ces conditions optimales de fraicheur et de disposition que j'ai débarqué à la conférence à 10h20, en retard de plus d'une heure, et donc en avance sur l'organisation de l'évenement.
Je ne vous raconterai pas cette journée de samedi que j'ai finalement passé à dormir dans l'herbe du campus de l'université catholique de Minas Gerais, pendant que ça parlait de Ruby, de Rails, de frameworks et de JSON à l'intérieur. Le soir venu, après avoir serré quelques mains et pris quelques cartes de visites, je me suis mis en quête d'un hotel ou passer la nuit.
Je me suis tout naturellement dirigé vers la gare routière, LE quartier miteux de n'importe qu'elle ville, ou j'espèrais trouver des hôtels tout aussi miteux. Le résultat fut à la hauteur de mes espérances, et pour 23 reais, je put passer enfin une vraie nuit dans un lit dur mais propre.
Et donc, le dimanche matin... J'avais toute la journée pour découvrir Belo-Horizonte. Ca ne me prit finalment que la demi-journée, étant donné qu'il n'y avait rien à voir à part le marché du dimanche. J'ai tout de même eu l'occasion de croiser plein de gens et de choses intéressantes, que j'ai méthodiquement filmé de manière discrète, l'air de rien. Je vous livre ainsi une petite vidéo de capoeira. Désolé pour le mauvais cadrage, je filmais incognito :
Et quelques photos :Dans le taxi, à l'aube, en chemin vers l'aéroport de Rio
Un vendeur de chats à la sauvette
Un vendeur d'aimants de frigo faits en découpant des petits ronds de caoutchouc dans des vieilles tongues, et en y collant un dessin.Petit fille impressionnée par un monsieur dans un tableau
Peintre et sont auditoire
lundi 3 décembre 2007
Patience...
Désolé, je sais qu'un post sur deux sur ce blog est pour vous dire d'attendre le prochain post... Mais en gros, le week end dernier, je suis parti faire mon premier voyage "d'affaires", aux frais de la princesse...
J'ai passé le week-end à Belo-Horizonte (je n'ai pas encore regardé sur Google Maps, donc ne me demandez pas où c'est) -samedi pour rencontrer des gens, dimanche à me promener dans cette ville parfaitement inintéressante- et je vous livrerais un petit film relatant toutes mes aventures un jour prochain !
En attendant, je vais me coucher, et j'ai encore bon espoir qu'un jour j'arriverais à nouveau à écrire des articles drôles et à caractère anthropologique...
jeudi 29 novembre 2007
Daft Bodies
Petit divertissement pour vous qui vous ennuyez au boulot : Daft Bodies !
Une super idée, et l'occasion de réentendre cet incroyable son des Daft Punk:
Et si vous ne l'avez toujours pas fait, téléchargez ou achetez leur nouvel album, sorti la semaine dernière. Le live du 14 juin à Bercy. Fantastique !
mercredi 28 novembre 2007
L'élite de la troupe.

Le texte qui va suivre est ma traduction d'un chapitre du livre "L'élite de la troupe", paru en mai 2006 au Brésil. Ce livre, qui a par la suite donné lieu à un film : "Tropa de Elite", sorti en novembre 2007, raconte le quotidien du BOPE, le Bataillon des Opération Spéciales de Rio de Janeiro.
Ces soldats, équivalent brésilien des CRS ou du GIGN, ont pour mission de préserver l'ordre dans les favelas de Rio. Leur mot d'ordre est simple : "entrer dans les favelas, et laisser des corps à terre". Ils n'ont aucune pitié, n'hésitent pas à user de la torture, mais ont une caractéristique unique, qui les à rendu célèbres: ils sont absolument incorruptibles.
Grâce au film, ils sont sortis de l'ombre, et une grande partie des brésiliens les admirent, malgré leurs exactions, car ils semblent être les garants impitoyables de l'ordre et d'une certaine forme de justice sauvage.
Voici donc un des chapitres du livre. Si cela vous a plu, je vous en livrerait d'autres. Chacun d'entre eux se lit comme une petite histoire, racontée par un ex-commandant du BOPE.
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Deux étages
Le sergent Nestor et le soldat Amparo descendaient la rue principale de la favela Conceição, dans le quartier ouest de Rio de Janeiro. Le reste de l’équipe avait déjà quitté les lieux, transportant un volumineux lot d’armes illégales trouvées lors de l’opération du soir. Comme après chaque incursion forte du BOPE n’ayant fait aucun prisonnier ou tué, les habitants de la favela semblaient aussi calmes et apaisés que sur une carte postale. Tout le monde savait que les bandits se tiendraient à distance pendant un certain temps. Le jour se levait, et les gens sortaient de leurs maisons précaires pour aller travailler dans le centre-ville.
Avec le sentiment de la mission accomplie, Nestor et Amparo ne pensaient qu’au café au lait, aux toasts, et au sommeil des justes qui les attendaient chez eux. Ce fut alors qu’ils sentirent qu’il y avait quelque chose de suspect dans la démarche de deux jeunes hommes. Ils décidèrent de les fouiller, histoire d’en avoir le cœur net. Ils s’agissait de deux frères. L’un deux portait un flingue et jurait qu’il n’était pas un trafiquant de drogues.
— J’suis pas du mouvement, M’sieur. J’suis juste un pickpocket. J’ai pas d’autres armes.
Il promettait ne rien savoir des armes utilisées par les trafiquants. Amparo a insisté : — Ou bien tu nous donne les pièces gentiment, ou bien tu vas en taule. Le type était terrifié. Il savait parfaitement qu’on ne rigole pas avec le BOPE, mais d’un autre coté, s’il donnait les armes, il n’échapperait pas à ses comparses qui lui feraient la peau, en prison ou dans la favela. Il serait traité comme une balance. Il résistait donc, niait, et jurait qu’il n’était qu’un petit voleur de merde, et qu’il n’avait pas d’autre arme. Son frère tremblait et tentait d’appuyer ses dires.
Nestor a décidé d’aller fouiller chez eux. — On va voir si vous allez donner les pièces ou pas. Où-est-ce que vous habitez ? On y va. Ils montèrent une ruelle sinueuse et entrèrent dans une petite maison de deux étages. Au rez-de-chaussée se trouvaient le salon et la cuisine, étroits, sombres, et séparés par un rideau crasseux. Le frigidaire était dans le salon, à coté de la télé, par manque de place dans la cuisine. Un canapé déchiré et une chaise complétaient le décor.
Un des deux frères n’arrêtait pas de répéter que leur mère était malade. Un accident cardio-vasculaire l’avait laissée paraplégique. Elle passait les journées dans sa chambre, à l’étage, et mourrait si elle apprenait que ses fils avaient des problèmes avec la police. Nestor, paternel et compréhensif, faisait le flic gentil : — Si vous nous donnez les armes, il ne vous arrivera rien. Un grincement de porte se fit entendre. — Qui est la ? La voix de femme venait de l’étage. L’histoire de la mère malade était probablement vraie.
— C’est nous, m’man. T’inquiète pas. Les policiers sont juste venus voir s’il y avait un problème ici. Ce fut le type au flingue qui parla, sans doute l’ainé des deux. — Restez en haut, madame, nous ne voulons rien avec vous - ajouta Nestor. — Maintenant, arrêtez vos conneries et donnez-nous les flingues. Vous les avez cachés où ?
Amparo jouait le méchant flic. — Allez putain, j’ai pas toute la matinée, merde. Et il envoya un direct du droit dans la gueule du plus jeune. — Putain, m’sieur, ne nous frappez pas, j’vous dit qu’ya pas d’armes. La seule arme c’était le pistolet. J’vous dit la vérité. — Fais pas chier, répondit Amparo avec un coup de pied dans le genou du type, qui se mit à pleurer. — J’ai pas d’armes, merde.
La femme criait depuis l’étage : — Ce sont de bons garçons, travailleurs. Notre famille est honnête. Il n’y a pas d’armes chez nous. Laissez-les en paix. — Ta gueule, te mêle pas de ça ! répondit Amparo. — Allez, file-nous les armes, putain de merde. File-les nous, ou j’ t’éclates ta tête ici même. — Ne tirez pas, pour l’amour de Dieu. Ce sont mes fils. Seigneur Jésus Christ. La femme est devenue hystérique. Ca n’a pas facilité les choses. Les prières ne facilitent jamais les choses, bien au contraire. Les cris suppliants de la femme ont rendu Amparo dingue. Il a réagi sur le même ton, en vociférant comme le Dieu du premier testament : — Ferme ta gueule, sale pute. Il a pointé son fusil-mitrailleur vers la colonne en béton qui soutenait l’escalier, et a tiré, pour effrayer les frères et leur mère, et rétablir l’ordre dans le salon.
Mais par une de ces étranges volontés du hasard, la balle a ricoché sur la colonne et a fini sa course dans la nuque du plus jeunes des frères, qui était en train de pleurer. Ce fût une explosion de sang, qui injecta de l’adrénaline dans la situation, accéléra le temps, augmenta le volume des cris de la mère, et paralysa le frère ainé. — Mes fils, mes fils, qui a tiré ? Pour l’amour de Dieu. La femme faisait entendre à présent des cris stridents, pressentant le pire.
—C’est bon ! Les flingues sont dans la cuve à eau, sur le toit, s’écria le survivant. —C’est trop tard, maintenant ! Putain de merde ! Comment on fait, nous maintenant ? Amparo savait qu’il n’y avait pas de solution. Il a donc continué a tirer, suivi par Nestor. Le jeune homme courait à travers la cuisine et le salon, comme un dinde ivre une veille de Noël. Il implorait, criait, grimpait sur l’évier, glissait derrière le canapé, poussait la télé, et les bruits se mêlaient aux cris de la femme, à l’étage, qui suivait la scène à l’oreille. Il semblait incroyable qu’il fut nécessaire autant de tirs dans un si petit espace. Une genèse et un apocalypse entre quatre murs, criblés de sang, d’os, de morceaux de verre, de bouts de tissu, et de débris de plâtre. Des images diluées dans la poussière et l’odeur de poudre et de chair brûlée. Finalement, le garçon est tombé, agrippé au rideau, les yeux écarquillés.
Quand Nestor et Amparo ont refermé la porte, on n’entendait plus que la mère. Une erreur en amène une autre. Dans ce cas, un coup de malchance les avait forcé à prendre une décision indésirable : cela n’aurait eu aucun sens de laisser un témoin en vie. La femme avait été épargnée car elle n’avait rien vu. Parfois, ce sont nous ou eux. Nous ne faisons pas toujours ce qui serait juste, ou ce que nous aimerions faire. Et le résultat n’en est pas toujours meilleur. Ne pensez pas que Nestor et Amparo soient des montres cruels. Je suis sûr qu’ils ont souffert de cette boucherie. Qu’ils ont fait des cauchemars. Et qu’ils ont pris des pilules pour dormir, le soir.
Mais on finit par s’y habituer.
mardi 27 novembre 2007
Désolé !
Désolé, pour ce manque de mises à jour... Pas trop le temps... Mais promis, demain, je vais écrire un article sur les façons dont les policier reglent les conflits, de ce coté de l'atlantique...
Ca vaut le détour !
Je vous donne donc rendez-vous demain (c'est à dire aujourd'hui, si vous lisez ça mercredi) à 21h heure de Rio ici, soit minuit à Paris :)
Bisous